À LA SOLDE DU PLUS OFFRANT ! LE 12 JUIN 2004 - Antoine Robitaille (Le Devoir) rapporte les réactions du candidat-vedette du Parti
conservateur dans Ahuntsic, Jean Fortier selon qui si les maires des plus grandes villes pourfendent le Parti conservateur depuis
quelques jours -- le maire Campbell de Vancouver allant jusqu'à les traiter de «barbares» --, c'est qu'ils ont des « affiliations
politiques claires » et participent à « l'agenda de certains partis fédéraux », principalement le Parti libéral.
M. Fortier dénonce
ces villes qui cherchent à se présenter comme des «entités en soi» et non plus comme des créatures des provinces. Cela transpire des
principes d’une nouvelle entente que les maires réclament et que Paul Martin leur a promis une fois de plus hier, entente qui procurerait
aux villes une « source de revenus stable », des « revenus de croissance ».
Or « la raison pour laquelle les municipalités et les
provinces en général ont des difficultés, c'est parce qu'il y a un profond déséquilibre fiscal au Canada », a déclaré Jean Fortier pour
qui le problème, c'est que « le fédéral ne donne pas l'argent qui est dû aux provinces, lesquelles ne peuvent que retourner bien peu aux
municipalités; c'est aussi simple que ça ». Selon lui, les libéraux tentent de refaire avec les villes ce qu'ils ont fait dans les
domaines de la santé et de l'éducation : « Ils mettent de l'argent au frigo, puis, lors des élections, ils débarquent dans un domaine de
compétence provinciale. M. Fortier insiste sur le fait que l'argent « perçu en trop » par le fédéral doit retourner aux municipalités
uniquement par le truchement des provinces, « les seules à avoir compétence en cette matière ».
Le journaliste note que le Bloc
québécois est totalement d'accord avec le Parti conservateur. « Y a-t-il une constitution dans ce pays ? », s'interrogeait le député
bloquiste Yvan Loubier hier devant les ambitions du fédéral dans le domaine municipal. M. Loubier.
Messieurs Fortier et Loubier reprennent pertinemment ce que j’explique sur ce site depuis des mois : ingérence révoltante des libéraux
fédéraux dans les champs de compétence des provinces (et du Québec, bien sûr), non respect de la propre constitution canadienne par le
« fédéralisme prédateurs » qu’ils pratiquent. Les villes pour leur part, sans aucun scrupule, se vendent tout simplement au plus offrant…
Mentalité de dominés !
UN INSTANT ! LE 12 JUIN 2004 - Tommy Chouinard (Le Devoir) écrit que la bataille de l'Action démocratique du Québec (ADQ) visant
à être reconnue comme groupe parlementaire n'est pas gagnée. Contrairement à la volonté exprimée jeudi par le gouvernement Charest, le
président de l'Assemblée nationale, Michel Bissonnet, propose de maintenir le règlement actuel qui empêche les quatre députés adéquistes
d'obtenir ce statut assorti d'importants privilèges.
Dans son propre projet de réforme parlementaire qu'il a déposé hier à
l'Assemblée nationale, Michel Bissonnet opte pour le statu quo en matière de reconnaissance d'une formation politique comme groupe
parlementaire. À l'heure actuelle, un parti doit faire élire 12 députés ou alors obtenir 20 % des voix pour être reconnu comme groupe
parlementaire par l'Assemblée nationale. Or l'ADQ a fait élire seulement quatre députés mais a recueilli 18,2 % des suffrages le 14
avril 2003. En proposant de maintenir la règle actuelle en place, Michel Bissonnet refuse de répondre à une demande répétée de l'ADQ.
Selon les informations recueillies par Le Devoir, le sujet serait «délicat» aux yeux de M. Bissonnet. Il préfère laisser les partis
politiques débattre entre eux de la question et décider si oui ou non une modification au règlement doit être apportée. Le statut de
groupe parlementaire comporte plusieurs privilèges, dont des budgets et du temps de parole -- en commission parlementaire comme à la
période de questions -- beaucoup plus importants. La reconstruction de l'ADQ dépend beaucoup de l'obtention de ce statut, a déjà affirmé
Mario Dumont à la suite des résultats décevants du 14 avril 2003.
Un instant ! Ces règles étaient pourtant claires lors des derniers scrutins, on s'est fait élire avec, vivons-les pour l’instant. Si
elles devaient être changées, ne pourraient-elle être applicables qu’après le prochain scrutin général ? Quand on veut modifier des
paramètres aussi importants qui touchent la représentation, il me semble qu’on a intérêt à agir de cette façon. Si bien qu’à la prochaine
occasion les électeurs sauront à quoi s’en tenir quant à ces nouvelles règles lorsqu’ils voteront et les aspirants à la députation sauront aussi à quoi ils auront
droit une fois élus.
Quant privilèges, aux budgets et au temps de parole beaucoup plus importants que le statut de groupe parlementaire donnerait à l’ADQ, pour
ce que ce Parti et son chef ont fait avec les privilèges qu’ils possèdent déjà, je ne crois pas que leur en donner davantage améliorerait
forcément la démocratie.
QUEL COURAGE ! Le 12 juin 2004 - Robert Dutrisac (Le Devoir) rapporte que le leader parlementaire du gouvernement Charest, Jacques Dupuis,
est resté fermé aux demandes de l'opposition officielle, qui souhaite que l'Assemblée nationale siège la semaine prochaine pour débattre
des résultats des référendums sur les défusions de dimanche prochain.
Peureux !
LE BULLETIN, LE 12 JUIN 2004 - Michel David (Le Devoir) écrit que quand un gouvernement atteint des sommets d'impopularité, aucun de ses
membres ne peut prétendre à un A. Pour le chroniqueur, Benoît Pelletier, Jacques Dupuis, Line Beauchamp, Michelle Courchesne, Claude
Béchard, Philippe Couillard, Yves Séguin etYvon Marcoux mériteraient néanmoins des B. Monique Jérôme-Forget, Michel Audet, Monique
Gagnon-Tremblay, Michel Després, Françoise Gauthier, Lawrence Bergman, Thomas Mulcair se voient attribuer un C; Pierre Reid et Jean-Marc
Fournier un D et enfin, Jacques Chagnon, en sursis jusqu'au prochain remaniement ministériel, un E.
Il est bien charitable, ce chroniqueur politique, compte-tenu de la nullité de ce gouvernement. Et combien mérite Jean Charest,
dans les circonstances ???
À propos, à quand un bulletin pour les chroniqueurs politiques et parlementaires ? Ce serait
intéressant de leur retourner la pareille, non ? Mais je propose un genre de « Vox pop » plutôt que l’opinion d’une seule personne
comme dans le cas des bulletins de M. David dont l’exercice aurait d’ailleurs avantage à être fait à tout le moins par l’ensemble des
journalistes concernés... et encore !
« ON-GOING CANADIAN NATION BUILDING », LE 10 JUIN 2004 - Guy Veillette (Le Nouvelliste) rapporte que pendant que le gouvernement du Québec
revoit les mandats d'intervention de ses organismes de développement économique et encourage le secteur privé à s'impliquer davantage,
les libéraux fédéraux proposent une intervention encore plus musclée dans les régions du pays. Une contradiction qui n'indispose aucunement
le lieutenant québécois de l'équipe de Paul Martin, Jean Lapierre. Visiblement très fier d'annoncer que les 14 bureaux d'affaires de
Développement économique Canada au Québec disposeraient de deux fois plus d'argent, l'ex-animateur de radio en a rajouté en mentionnant
que l'aide gouvernementale demeure essentielle pour soutenir le développement régional.
On se retrouve vraiment coincé : d’une part un gouvernement « provincial » réductionniste, celui de Jean Charest, qui en fait de moins en moins pour le développement des régions et
d’autre part, les libéraux fédéraux qui se préparent à investir à notre place le champs de développement régional en doublant les
enveloppes disponibles. Il nous faudra maintenant se battre sur deux fronts : contre notre gouvernement « provincial » réductionniste et
contre le fédéralisme de plus en plus prédateur des libéraux. Continuons le combat…
AVANCER À L’ARRIÈRE ? LE 10 JUIN 2004 - Tommy Chouinard (Le Devoir) rapporte que le débat de fond, hier à Québec, sur la pertinence des
regroupements municipaux a surtout été un combat de coqs. Des prises de bec ont en effet dominé le débat sur les défusions à Québec hier
alors que le chef de l'Action civique, Jacques Langlois, a multiplié les attaques personnelles contre le maire Jean-Paul L'Allier qui,
sur la défensive, a accusé son adversaire de proposer aux citoyens «un nid à chicanes».
Un Jacques Langlois très agressif a donné
le ton au débat dès les premières minutes. «Vous [les citoyens de Québec] avez le choix de demeurer dans la situation actuelle, de
continuer de faire confiance à des gens (…) pas tenu leurs promesses. Le choix est clair et sans équivoque : reprendre le contrôle de vos
services est une bien meilleure option que de faire confiance à Jean-Paul L'Allier, qui contrôle tout et vous a menti», a lancé l'ancien
maire de Beauport. «Pour quelqu'un qui voulait un débat de société, ça commence raide et c'est très personnel», a rétorqué Jean-Paul
L'Allier qui, plus posé, a invité les citoyens à opter pour une grande ville «tournée vers l'avenir».
Le ton est monté à plusieurs
reprises au cours du débat, particulièrement lorsqu'il a été question de la qualité des services de proximité. «Est-ce que vous avez le
sentiment que les services se sont améliorés avec la fusion ? Il n'y a que Jean-Paul L'Allier qui pense ça», a dit Jacques Langlois,
dressant un «constat d'échec» en ce qui concerne le déneigement des routes et l'entretien des parcs. «On ne juge pas de l'avenir d'une
ville sur un nid-de-poule, a répondu M. L'Allier. Quand M. Langlois veut faire dévier le débat sur la personne, sur le maire de Québec,
il veut que les gens choisissent l'avenir d'une ville sur la base de la personnalité. Ce n'est pas ça, un débat de société.»
Selon
M. L'Allier, les citoyens doivent refuser un «retour au nid à chicanes» et un «recul quant à la capacité de mettre en commun les énergies
et les ressources». «Si on veut jouer bande à part, faire le contraire des autres villes du Canada, on va jouer frileux et choisir le
repli», a-t-il expliqué.
Ces extraits du débat révèlent bien l'enjeu derrière cette question des regroupements municipaux : Québec, un regroupement d'anciennes
villes qui, avec la masse critique nécessaire et la cohésion, s'ouvre vers un avenir prometteur et capable d'atteindre les plus hauts sommets,
ou Québec et quelques petites municipalités tout autour, qui recommenceront à se diviser, à entretenir la chicane et l'esprit de chacun pour
soi. M. L'Allier et M. Langlois, respectivement, incarnaient très bien l'une et l'autre de ces visions du futur, lors du débat d'hier. Le premier
nous invite à regarder vers l'avenir et à oublier les divisions de naguère, l'autre à retourner carrément dans le passé et la chicane.
LE BLOC CREUSE L’ÉCART, LE 10 JUIN 2004 – La PC rapporte qu’à quelques jours du débat des chefs, la lutte est toujours aussi serrée entre
libéraux et conservateurs. Les deux partis sont toujours au coude à coude au pays. Au Québec, les résultats du sondage montrent peu de
changement avec les coups de sonde des dernières semaines : le Bloc détient toujours une forte avance et va chercher 46 % du vote, suivi
du Parti libéral (31 %), du Parti conservateur (13 %) et du Nouveau Parti démocratique (8 %).
D'après le sondeur, seulement 19 des
75 comtés peuvent encore basculer dans l'ensemble du Québec. «Les libéraux sont assurés de la victoire dans 23 comtés, principalement
dans la région de Montréal, alors que le Bloc peut compter sur 33 comtés. Le reste de la campagne portera sur les 19 comtés restants,
où les enjeux ne sont pas encore définis».
Attention, comme le souligne également Jean-Marc Léger, président de Léger Marketing, les résultats de ce sondage montrent que les jeux
sont loin d'être faits : «Un électeur sur deux dit pouvoir encore changer d'idée. Les gens ne savent pas encore pour qui voter, mais ils
savent très bien pour qui ils ne voteront pas.» Il faut travailler jusqu’à la fin…
PRÉTENDU GOUVERNEMENT, LE 9 JUIN 2004 - Dans Le Devoir, Daniel Jacques, professeur de philosophie au collège François-Xavier-Garneau et directeur de la revue Argument s'interroge
sur le manque d'enthousiasme, pour ne pas dire l'immense morosité, que suscitent les projets actuels « de notre prétendu gouvernement ».
Prétendu ? Un gouvernement a pour devoir premier d'offrir un horizon de travail commun qui nourrisse l'espérance des citoyen et de
susciter le goût de l'avenir. En lieu quoi on semble actuellement se consacrer à détruire les institutions nées des rêves de nos
prédécesseurs.
« Il m'arrive fréquemment ces jours-ci de penser à ce cri du coeur publié par une jeune fille il y a quelques
années sous le titre Le Québec me tue. Sincèrement, je ne sais pas si le Québec nous tue, bien qu'il m'arrive de songer à quitter ce pays
qui se refuse à en être un, mais je suis convaincu que la myopie intellectuelle de nos dirigeants et leurs incapacités à susciter le rêve
et l'enthousiasme pourraient contribuer à notre affaissement commun.
Il semble que ces gens au pouvoir n'aient pour tout avenir à
nous proposer que la reproduction indéfinie et satisfaite du présent L'insatisfaction ressentie, que ce soit dans le monde collégial ou
ailleurs dans la société, face aux réformes proposées témoigne en vérité d'une singulière inaptitude à gouverner », écrit M. Jacques.
Pour réflexion…
ALLEZ DONC COMPRENDRE ! LE 9 JUIN 2004 - Jean-Robert Sansfaçon (Le Devoir) écrit qu’année après année, les rapports de nos vérificateurs généraux sont toujours aussi déprimants.
Cette fois, on met en cause deux dossiers majeurs: la SGF et le prolongement du métro vers Laval. Dans une majorité de dossiers étudiés,
la direction de la SGF n'aurait pas respecté ses propres règles d'appels d'offres pour des services professionnels. Elle n'a pas, non
plus, assuré le suivi nécessaire des coûts de ces études et, dans certains cas, elle aurait omis de fournir toute l'information pertinente
à une prise de décisions éclairée par le conseil. Dans le dossier du métro de Laval, le prolongement du métro coûtera 809 millions au
lieu des 179 prévus il y a six ans.
Ce genre de problèmes revient à chaque année, d'un rapport à l'autre, et semblent inévitables. Ils n'en demeurent pas moins inacceptables.
Comment faire ? J'ai toujours été exacerbé par ces projets dont on découvre a postériori qu'ils auront coûté un multiple de ce qui était
prévu. Franchement, j'y perds mon latin...
LES VALISES, LE 8 JUIN 2004 - Dans Le Devoir, une lettre de Michel Forget, de La Pocatière, soulignant qu’encore une fois, Paul Martin
tente de nous faire croire qu'il saura consulter les provinces concernant le financement de la santé. Cependant, en annonçant son
programme, poursuit M. Forget, il a indiqué que les sommes seraient disponibles à la suite de l'évaluation des projets par un jury
d'experts provenant du fédéral. Pire, il annonce qu'il va investir directement pour la formation des nouveaux médecins, contrevenant
ainsi directement à la Constitution canadienne concernant l'éducation. Un contrat, ça se respecte !
Personnellement, je trouve
ironique le soudain éclair de conscience qui semble avoir frappé Paul Martin concernant l'importance du système de santé. Après avoir
coupé dans les transferts aux provinces, notamment pour la santé, M. Martin espère nous faire croire qu'il en sera le grand sauveur.
[...] J'espère que le 28 juin prochain, M. Martin fera ses valises...
Il faut l'espérer ! On nous a trop pris pour des valises ces dernières années... Les électeurs y voient maintenant plus clair et
conséquemment, aideront maintenant les libéraux à faire les leurs.
CONSERVATISME, QUAND TU NOUS TIENS, LE 7 JUIN 2004 - Pour Michel Venne (Le Devoir), l'élection d'un gouvernement conservateur ne fait pas
peur aux Canadiens et aux Québécois pour deux raisons toutes simples : 1) Nous vivons sous l'empire du conservatisme économique depuis
déjà plus de deux décennies et les citoyens en redemandent. 2) Sur toutes les questions relatives aux droits de la personne, les tribunaux
ont pris le relais du Parlement, les citoyens savent qu'une Charte des droits les protège quel que soit le parti au pouvoir.
Ces
deux réalités ont d'ailleurs dominé les dix années, les libéraux ayant appliqué une politique économique conservatrice, saccagé la caisse
de l'assurance-chômage, miné la crédibilité du système public de santé en sabrant son financement. Pendant ce temps, on a renoncé à
cultiver au sein de la population une autre manière de voir la vie en société. Les progressistes n'ont pas su proposer une alternative
au conservatisme, laissant ainsi le champ libre à une idéologie si prégnante aujourd'hui qu'il est impossible de la renverser dans une
seule campagne électorale. Tous les partis susceptibles d'exercer le pouvoir prennent donc le train du conservatisme, avec des nuances.
Au Québec, les électeurs ont porté au pouvoir un ancien ministre conservateur qui dirige à droite sans fard. Ils avaient flirté, pendant des mois,
avec le néolibéralisme de Mario Dumont. Et le principal reproche fait au budget Séguin fut qu'il ne comportait pas les baisses d'impôt
promises. Pour passer à autre chose, il faudra beaucoup de travail auprès des citoyens eux-mêmes, du leadership et une idée forte de la
société idéale de demain qui pourrait succéder à l'épisode transitoire et déprimant du néolibéralisme. Les voix de l'altermondialisme et
du bien commun ouvrent doucement le chemin qui s'annonce encore long.
Un texte très intéressant. Puis-je souligner que si Jean Charest est effectivement un ex-ministre conservateur, il demeure un
conservateur, bien que chef du Parti libéral du Québec. Par ailleurs, je diverge d’opinion avec M. Venne quand il écrit que les électeurs
ne sont pas dupes des épouvantails que l'on dresse devant eux. Comme dit Bernard Landry, parlant de la performance des libéraux de Jean
Charest aux élections de 2003, la population ne se trompe pas mais elle peut être trompée…
À L’ORDRE ! LE 7 JUIN 2004 - Dans Le Devoir, André Senikas, M.D., président de l’Association médicale du Québec, écrit que le financement
des soins de santé doit devenir et rester une priorité pour tous les gouvernements, pas seulement en périodes électorales. Qui plus est,
Québec a besoin d'un apport financier accru de la part du fédéral mais non d'une plus grande participation ou d'un dédoublement de sa
direction et de sa gestion. Les soins de santé, tout comme l'éducation, ont toujours été de compétence provinciale et doivent le demeurer.
Il n’est pas concevable de voir le fédéral intervenir directement dans la gestion quotidienne de la santé chez nous au Québec.
« Nous disposons déjà d'un bon réseau de soins à domicile (notamment les CLSC) et de soins palliatifs dans nos institutions. On y fait un
excellent travail avec des ressources limitées. Ce qui manque, c'est davantage d'argent neuf », écrit le Dr. Senikas. Le système de santé
doit être suffisamment et adéquatement financé, et ce, de façon constante et à long terme.
Mis à part le ton plutôt « pro-canadjian » du papier, l’article touche des points intéressants…
NON AUX CONSERVATEURS, LE 7 JUIN 2004 - Alec Castonguay (Le Devoir) rapporte que Gilles Duceppe critique sans détour plate-forme
électorale du Parti conservateur. Si le Parti conservateur reconnaît l’existence du déséquilibre fiscal et dit vouloir le corriger,
aucune mesure concrète n’apparaît dans la plate-forme de 45 pages. « J’ai été déçu, a lancé Gilles Duceppe. Il n’y a rien que des mots
là-dedans. Qu’il nous prouve qu’il veut le régler. Qu’il chiffre ses intentions comme nous le faisons au Bloc. »
Les alliances,
mêmes ponctuelles, entre le Bloc et le parti de Stephen Harper paraissent plus improbables que jamais. En fait, Gilles Duceppe a démoli
toutes les propositions du PC et pointé ce qui ne lui plaisait pas dans le programme de son adversaire : refus d’adhérer au Protocole de
Kyoto; normes nationales en santé pour que les provinces touchent l’argent d’Ottawa; absence de cadre financier pour bonifier la
péréquation; refus d’appuyer concrètement les énergies renouvelables; pour l’assurance-emploi, rien pour retourner aux travailleurs les
45 milliards de dollars qui ont été détournés, rien pour faire en sorte que le programme serve vraiment à ce pour quoi il a été créé.
Gilles Duceppe a aussi décoché quelques flèches à l’endroit des libéraux. Selon lui, le Parti libéral se cache sous un couvert progressiste
en campagne électorale, mais n’applique pas souvent ses paroles. « Les libéraux font souvent campagne comme le NPD et, une fois au
pouvoir, ils gouvernent comme les conservateurs. J’ai vu ça depuis quelques années à Ottawa. »
Il est heureux que Gilles Duceppe réagisse clairement à cette idée invraisemblable qui circulait à l’effet qu’il ferait éventuellement
alliance avec un Parti conservateur minoritaire. Considérant la plate-forme électorale rétrograde de celui-ci, comment peut-on penser en
effet qu’un tel rapprochement puisse être possible ??? C’est comme si, au Québec, on tentait de nous faire croire que le PQ pourrait faire
alliance avec Jean Charest. C’est de la politique fiction…
NON MERCI ! LE 6 JUIN 2004 - Karim Benessaieh (La Presse) rapporte que pour Gilles Duceppe, les libéraux de Paul Martin sont en
train d'avouer qu'ils sont battus au Canada, avec leur campagne publicitaire où ils associent le vote du Bloc à l'élection de Stephen
Harper. La dernière salve de l'équipe Martin, qui a acheté des pleines pages de journaux pour associer le Bloc aux conservateurs, est
loin d'ébranler Gilles Duceppe : « Ils sont en train de dire qu'ils sont battus au Canada (…) voter pour le Bloc, ce n'est pas un vote
pour les conservateurs, ce n'est pas un vote pour les libéraux, c'est un vote pour le Québec. »
D’autre part, dans le Courrier de Portneuf, en fin de semaine, le député libéral du coin, Claude Duplain, de plus en plus nerveux, reprend la
ligne de son parti : Affaiblir Martin, c’est élire Harper. Mais sans trop s’en apercevoir, Claude Duplain affaiblit lui-même son chef. En
effet, dans son encart publicitaire, il n’y est fait aucunement mention de Paul Martin ou de « l’équipe Martin team » (comme on peut le
lire sur certaines affiches). Quel courage, sitôt que son chef perd du lustre, ils s’en dissocie. Et c’est un gars comme ça qu’on
réélirait ? Non, merci !!!
DEUX POIDS, DEUX MESURES, DEUX DISCOURS, LE 5 JUIN 2004 - Denis Lessard (La Presse) rapporte que sans tambour ni trompette, le
gouvernement Charest a donné le feu vert à une généreuse assistance financière à Intrawest, pour la quatrième phase de Mont-Tremblant. Le
ministre du Développement économique, Michel Audet, a confirmé à La Presse que le Conseil des ministres avait, il y a quelques jours,
consenti un crédit d'impôts de 30 millions à Intrawest pour appuyer son projet.
En tout, plus de 55 millions de fonds publics
seront engagés, ce qui inclut un chèque de dix millions tiré du programme des infrastructures, cofinancé par Ottawa. Le gouvernement
fédéral, en campagne électorale, n'est toutefois pas pressé d'annoncer cette décision, « et le protocole d'entente veut que l'annonce
se fasse quand les deux parties sont prêtes », explique-t-on chez M. Audet. Enfin, la compagnie de l'Ouest a arraché cinq millions
supplémentaires en publicité: les campagnes de Tourisme Québec donneront plus de place à Tremblant -autant de pression de moins sur
les budgets publicitaires d'Intrawest.
Après les élections de 2003, le titulaire des Finances, Yves Séguin s'était vigoureusement
opposé à une telle aide. Le gouvernement Charest était inquiet de l'accueil d'un tel coup de pouce à une compagnie très lucrative.
Le gouvernement Charest continue de tenir un double discours : un pour les principes, un autre pour la pratique… De plus, il continue
d’appliquer deux poids, deux mesures : un pour le développement du Mont-Tremblant, un autre pour celui du Mont-Sainte-Anne. Une autre
situation qui vient illustrer le fait que les députés libéraux de la région de la Capitale-Nationale ne défendent pas leur région et, de
toute façon, n’ont aucun poids au sein du gouvernement Charest.
Avis aux intéressés. Libérons-nous des libéraux... et des conservateurs. Votons Bloc Québécois !
VOTER PAR CONVICTION, LE 5 JUIN 2004 - Bernard Descôteaux (Le Devoir) souligne qu’en campagne électorale, tous les arguments sont bons,
surtout quand les choses vont mal pour un parti. Il en est ainsi pour le Parti libéral. Même si Jean Lapierre avait bien dit avant le
déclenchement des élections qu'il n'y aurait pas de campagne de publicité négative au Québec, il y vient aujourd'hui tout simplement par
nécessité en démonisant par association l'adversaire. Les libéraux se présentent maintenant comme le seul rempart contre la grande
noirceur qu'imposerait un éventuel régime Harper. Dans la conjoncture actuelle, le Bloc québécois pourrait tout aussi bien être ce rempart
car c'est d'un gouvernement minoritaire qu'il est question à ce moment-ci.
Les positions de Gilles Duceppe sont claires. Il ne
participera à aucun gouvernement de coalition, que ce soit avec les conservateurs ou avec les libéraux. Aux uns comme aux autres, il ne
donnera son appui qu'à la pièce et qu'en fonction des intérêts qu'il jugera être ceux du Québec. Dans les circonstances, un vote pour le
Bloc est tout à fait légitime... Ceux qui votent par conviction sont rarement déçus de leur choix, ce qui n'est pas le cas de ceux qui
font un vote stratégique.
LE CANADA MARTIN, LE 4 JUIN 2004 - Jean-Robert Sansfaçon (Le Devoir) estime que des quatre plateformes électorales présentées par le Parti
libéral du Canada en dix ans, « Aller droit devant » publiée hier est celle qui trace avec le plus de simplicité, mais combien de cynisme,
le profil de la fédération projeté par ce parti. Le pays dont rêvaient Pierre-E. Trudeau et Jean Chrétien, voilà que Paul Martin voudrait
le réaliser en douce grâce à l'énorme capacité fiscale dont dispose Ottawa.
Pour l'éditorialiste, la plateforme libérale consacre le rôle déterminant du gouvernement central dans la fédération. Pratiquement tous les engagements du PLC
convergent vers un renforcement du pouvoir central selon une conception du Canada qui place le Québec -- comme les autres provinces -- au
rang de simples exécutants du grand projet «national».
Pour M. Sansfaçon, à l'ère Martin, il est devenu inutile de parler de société distincte ou de constitution : il suffit de sortir le carnet de chèques !
Ainsi, des 26 milliards promis d'ici 2009, 20 iront à des «programmes nationaux» qui relèvent pourtant de la compétence des provinces. Et
la beauté de la chose, c'est qu'en s'engageant à dépenser autant, on élimine tous les excédents budgétaires prévisibles et du coup, les
revendications des provinces en matière de déséquilibre fiscal.
« Plus que jamais, le Parti libéral canadien est en train de sculpter pour des décennies ce Canada rêvé par Pierre Trudeau : un Canada
centralisé, bâti sur le modèle des grands États unitaires où les décisions stratégiques sont prises au centre et leur mise en oeuvre
confiée aux régions. Est-ce pour en arriver là que nous nous sommes tant débattus depuis trente ans ? », de conclure l'éditorialiste.
Québécoises, Québécois, DEBOUT !
VOTER PARTITIONNISTE ? LE 4 JUIN 2004 - Joël-Denis Bellavance et Denis Lessard (La Presse) rapportent qu’un gouvernement conservateur
dirigé par Stephen Harper appuiera les groupes réclamant la partition du territoire du Québec dans l'éventualité où une majorité de
Québécois votent en faveur de la souveraineté à l'occasion d'un référendum. Partisan de la ligne dure à l'endroit du mouvement
souverainiste au moment où il était député réformiste dans les années 90, M. Harper n'a pas hésité à réitérer son credo en matière
d'unité nationale depuis le début de la campagne électorale. Incluant, ont confirmé ses collaborateurs hier, un éventuel morcellement
du territoire québécois.
L’entourage du chef conservateur a certifié à La Presse que M. Harper restait fidèle à toutes ses positions énoncées en matière d'unité
nationale, dont l'appui à la partition du territoire québécois si le camp souverainiste devait remporter la prochaine bataille
référendaire.
Peut-on sérieusement imaginer qu’il restera des Québécois ou des Québécoises qui, ne voulant plus voter immoral (i.e. libéral) oseraient
voter partitionniste (Harper) ?
CIBLE RATÉE ! LE 3 JUIN 2004 - Dans le Globe and Mail, une analyse de la situation du système canadien de santé par deux actuaires d'un
comité spécial de l'Institut des actuaires du Canada. Ils expliquent que les listes d'attente sont dues à un manque de capacité clinique
et que le système est sous-financé, malgré les ajouts d'argent des dernières années.
Cet article démontre que bien qu'actuaires, ils ne visent pas nécessairement plus juste. À propos, puis-je rappeler
que Claude Castonguay est actuaire... Ceux-ci, lorsqu'ils s'exprime sur ces questions, ratent manifestement la
cible. La performance des systèmes de santé, au-delà d'un certain niveau d'investissement (que nous avons d'ailleurs franchi depuis
belle lurette) n'a que peu à voir avec le manque de ressources additionnelles. Là où nous en sommes rendus maintenant, c'est davantage
sur façon de dépenser l'argent qu'on doit se pencher, ou qu'on doit questionner. Encore une fois, il n'est
aucunement fait mention de l'importance d'investir davantage du côté de la prévention pour contrer la pression sur les services de santé.
Les conclusions de l'étude en question, en conséquence, ne mènent à rien, on continue de tourner en rond...
LA CHUTE SE CONFIRME, LE 2 MAI 2004 - La PC rapporte que la confiance des électeurs à l'endroit du chef libéral, Paul Martin, a chuté
considérablement. Un nouveau sondage Léger Marketing, publié ce matin, indique que le niveau de confiance à l'égard du premier ministre
est tombé de 39 à 27%, en l'espace de deux mois. En manchette, le quotidien Ottawa Sun se demande d'ailleurs, aujourd'hui, si Paul Martin
n'est pas politiquement mort. Le sondage confirme également la baisse de popularité des libéraux avec 35% des intentions de vote, talonnés
par les conservateurs à 30 %, suivis des néo-démocrates à 17 %. Au Québec, le Bloc Québécois mène toujours la course avec 46% des appuis
contre 33 % pour le Parti libéral.
... et le jour de la sanction approche, enfin ! Mais le 28 juin est encore loin. Il ne pas vendre la peau de l'ours avant...
POUR UNE MONDIALISATION ÉQUITABLE, LE 2 JUIN 2004 - Au lendemain des débats sur l’approbation des accords de libre-échange Canada-Chili et
Canada-Costa Rica, les députés du Parti Québécois ont concrétisé leurs objections à ces accords en votant contre leur approbation lors
d’un vote à l’Assemblée nationale. Ces deux accords étaient soumis à l’approbation des parlementaires en vertu d’une procédure instituée
par le gouvernement du Parti Québécois et conférant à l’Assemblée nationale la compétence d’approuver ou de rejeter des engagements
internationaux importants.
La présence dans l’accord Canada-Chili d’un recours investisseur-État, semblable à celui qui se retrouve
au chapitre 11 de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), et le renvoi de l’accord Canada-Costa Rica à un accord de protection
des investissements contenant un tel recours sont à l’origine du refus des membres de l’Aile parlementaire du Parti Québécois d’approuver
les deux accords. « Le recours investisseur-État est un instrument à la disposition d’investisseurs pour limiter la capacité de l’État de
légiférer dans l’intérêt public. L’opposition à l’existence d’un tel recours est un signal clair donné par les élus du Parti Québécois
sur l’importance qu’ils accordent à la préservation de la capacité de l’État de prendre des décisions dans l’intérêt public », a expliqué
le député de Mercier et porte-parole de l’opposition officielle en matière de relations internationales et d’affaires intergouvernementales
canadiennes, M. Daniel Turp.
« Les députés de l’opposition officielle prennent clairement parti pour une mondialisation équitable
en cohérence avec les positions formulées par le Parti Québécois lors de son Congrès d’orientation de mars 2003. Ils sont d’avis que
l’approbation des accords de libre-échange avec le Chili et le Costa-Rica, de même que leurs accords complémentaires, n’était pas
souhaitable », a ajouté M. Turp.
Le porte-parole a par ailleurs déploré le fait que la ministre des Relations internationales et
le leader du gouvernement aient refusé de tenir une commission parlementaire pour procéder à une étude approfondie des accords de
libre-échange. « Le gouvernement Charest a refusé de donner la parole aux groupes altermondialistes, aux syndicats, aux jeunes et aux
experts qui sont, notamment, inquiets des impacts des recours investisseur-État sur le Québec et dans la communauté internationale »,
a conclu le député de Mercier.
Souhaitons que la commission parlementaire compétente prenne l'initiative de le faire de son propre chef, comme elle en a le droit !
ÉTOUFFEZ-VOUS ! LE 2 JUIN 2004 - Carl Thériault, en collaboration spéciale pour Le Soleil, rapporte que le ministre Denis Coderre, de
passage hier à Rimouski, a lancé un message très clair à propos des modifications qui seraient apportées à l'assurance-emploi sous une
nouvelle administration libérale. Pour le ministre libéral fédéral, les travailleurs saisonniers doivent faire leur deuil d'un retour à
l'ancien système de l'assurance-chômage qui prévoyait dans plusieurs régions 42 semaines de prestations après un minimum de 10 semaines
de travail.
« Certaines personnes revendiquent l'ancien système de la “ 10/42 ”. Oubliez ce système, ça n'existera pas. C'est irresponsable de revenir
à 396 heures de travail pour avoir des prestations d'assurance-emploi. On ne veut plus faire de l'assurance-chômage mais de
l'assurance-emploi », a dit M. Coderre.
Autrement dit, le message est le suivant : étouffez-vous… Pendant ce temps ce gouvernement, s’il était reporté malheureusement au pouvoir,
continuerait d’engranger des surplus gigantesques dans le régime d’assurance-emploi. À propos, en connaissez-vous beaucoup des systèmes
d’assurances qui vous cotisent tout en restreignant autant les l’accès des assurés à ses bénéfices ? Moi, pas !
HONTE ! HONTE ! LE 2 JUIN 2004 – Dans la section Opinions du journal Le Soleil, une analyse de quatre universitaires membres du Groupe
d’étude sur les réformes de l’État (GERE) sur la démarche de réingénierie du gouvernement Charest. On peut y lire notamment en conclusion :
« Loin d’être un non-événement ou le recul gouvernemental suggéré par plusieurs journalistes et autres observateurs de la scène politique
québécoise, le Plan de modernisation 2004-2007 est, au contraire, en parfaite communauté d’esprit avec les discours et les textes
précédents du gouvernement libéral : comme ceux-ci, il repose sur un mépris de l’administration publique qui n’a d’égal que son fétichisme
de la firme privée. Avec l’arrogance que seule peut conférer l’ignorance, le gouvernement prétend que le Plan de modernisation concourt à
« soutenir l’épanouissement de la société québécoise ». Malheureusement pour nous tous, il représente plutôt une nouvelle manifestation de
l’appauvrissement de la gouvernance québécoise que privilégie, consciemment ou non, le gouvernement de Jean Charest. En ce sens, malgré la
rhétorique gouvernementale, il s’agit bien d’une dépossession de l’héritage de la Révolution tranquille : toute modernisation de l’État
québécois, en tant qu’instrument collectif de développement social, économique, politique et culturel, repose sur un accroissement de sa
capacité stratégique et non sur une atrophie de cette dernière. »
Je suis entièrement d’accord avec cette conclusion. Quant à savoir si cet appauvrissement de la gouvernance québécoise est consciente ou non,
j’estime qu’elle est effectivement consciente, ce que j’ai déjà expliqué dans cette chronique de l’actualité. Affaiblir le Québec par une
réduction de son État, voilà l’objectif des néo-libéraux-CANADO-conservateurs de Jean Charest. Honte !
CHAREST « BIZARRE », LE 2 JUIN 2004 - Antoine Robitaille (Le Devoir) rapporte les réactions de Peter Trent, chef défusionniste, lorsqu'il
a appris que le premier ministre Jean Charest voterait contre la défusion de Westmount : « Charest est bizarre ». Bernard Paquet, un autre
porte-parole des élus pour la défusion, considère pour sa part que la prise de position de M. Charest prouve qu'il « se fout de l'opinion
de ses électeurs ».
Je suis bien d’accord avec MM. Trent et Paquet, mais pour tout un ensemble d’autres raisons. Jean Charest est effectivement bizarre
depuis le tou début de son mandat, et dans tous les domaines, sauf exception.
LE LENDEMAIN COMME DE RAISON, LE 1ER JUIN 2004 - Robert Dutrisac (Le Devoir) rapporte que le ministre fédéral de la Santé, Pierre Pettigrew, a
soutenu hier qu'Ottawa n'édicterait aucune norme « nationale » et n'imposerait aucune condition aux provinces pour qu'elles puissent
obtenir un financement supplémentaire en santé. Mais lorsque qu'il fut appelé au cours d'un point de presse à préciser comment la
« Stratégie nationale du médicament », contenue dans le programme libéral sur la santé, allait s'appliquer au Québec, M. Pettigrew s'est
laissé aller à parler « des normes » que le fédéral projette d'imposer dans ce domaine.
Pour M. Pettigrew, qui a prononcé, hier
matin, l'allocution d'ouverture de la conférence de la Canadian Health Care Association, il faut faire une distinction entre des « normes
nationales » et des « objectifs nationaux », le terme employé à satiété dans la plate-forme électorale de Paul Martin en santé. « C'est
complètement différent, ça n'a rien à voir », a-t-il dit, en signalant que ni le mot « normes » ni celui de « conditions »
n'apparaissaient dans ce document.
À moi, il me semble que ces distinctions sont spécieuses. Derrière les mots, on ne peut s’empêcher de penser qu’aujourd’hui, Pierre
Pettigrew dit en fait le contraire de ce que son chef, Paul Martin, tient comme discours depuis toujours, particulièrement depuis qu’il
est premier ministre. L’élection approche, les discours changent en fonction des impératifs électoraux. Pensent-ils vraiment qu’on ne
s’en aperçoit pas ? Me vient alors ces mots d’une chanson de Félix qui nous parle du lendemain de l'élection : « … le lendemain comme de raison , y’avait oublié ton nom ».
LE LION RÉVEILLÉ, LE 31 MAI 2004 – Dans Le Devoir, Jean Noiseux, spécialiste en sondages estime que l'affaire des commandites a provoqué
un énorme raz de marée d'indignation parce qu'elle a soulevé des passions latentes communes à de larges segments de la population. La
désaffection des citoyens à l'endroit de la politique et les politiciens était déjà perceptible depuis une vingtaine d'années. Ce manque d
e confiance semble maintenant dégénérer en véritable colère contre les représentants du pouvoir, une colère qui résume beaucoup de
reproches adressés depuis longtemps à la classe politique. Le proverbe dit : « Ne réveille pas le chat qui dort. » Ce n'est pas un chat,
mais un lion que le scandale des commandites a réveillé : l'opinion publique.
Oui et malheureusement, ces excès ont terni toute la classe politique. Malheureusement, ce genre de scandale découragera celles et ceux
qui croient toujours à l’engagement politique comme moyen de changer pour le mieux des choses dans la société… Le mal qu’auront fait les
libéraux au pouvoir depuis maintenant plus de 10 ans à Ottawa dépasse de beaucoup le scandale des commandites, celui du trou abyssal dans
les coûts du programme de contrôle des armes à feu, celui des 44 milliards de dollars ponctionnés dans le régime d’assurance-emploi, celui
de millions injectés de façon anti-démocratique dans la campagne référendaire de 1995… Tous ces excès auront contribué à la désaffection
que nous observons actuellement et à éloigner de la politique des personnes qui, autrement, auraient pu contribuer dans le futur à
améliorer notre vie collective. Quel genre de candidatures, dans ces circonstances, viendront alors combler en grand nombre les places
laissées vacantes ??? Celles de personnes davantage motivées par leurs intérêts personnels que par ceux de la collectivité ???
POUR MIEUX VOTER, LE 31 MAI 2004 - Michel Venne (Le Devoir) donne raison à Jean Chrétien qui rappelait la semaine dernière aux
jeunes l'importance d'aller voter parce que les gouvernements comptent. Si quelqu'un sait de quoi il parle à ce sujet, c'est bien lui,
écrit le chroniqueur : « Du gouvernement, il a usé. À sa guise. Il a prouvé qu'on pouvait faire quelque chose avec le pouvoir. Du bien ou
du mal ». Ce sont des députés qui ont adopté la Charte des droits et libertés. Ce sont eux aussi qui ont saccagé le régime
d'assurance-emploi. C'est à des élus que nous devons l'assurance-maladie et l'école publique. Et ce sont les représentants du peuple qui
ont approuvé le traité de libre-échange avec les États-Unis.
Ce n'est pas parce que les gouvernements n'ont plus d'importance que
les gens ne vont pas voter. Si c'est la raison qu'ils évoquent, c'est un prétexte. Et en même temps, le révélateur de la montée de
l'analphabétisme politique qui afflige les sociétés. L'ignorance de la chose publique, l'incapacité pour beaucoup de citoyens de faire le
lien entre leur vie quotidienne et les choix politiques, est sans nul doute le facteur le plus important qui explique ce que d'aucuns
appellent le désengagement politique. Cette ignorance est en partie le résultat du triomphe du libéralisme qui réduit le citoyen à un
consommateur, et le fruit d'une conception élitiste de la démocratie.
Si M. Venne donne raison à Jean Chrétien, il lui donne
également tort : « En cultivant les complaisances et en concentrant le pouvoir entre les mains d'une élite dont il a réussi à faire
partie, il est, avec tous ceux qui ont agi comme lui, l'un des responsables du cynisme actuel. Pas le seul, évidemment. Ils sont nombreux
à refuser de changer les choses ».
Espérant que ces quelques propos sauront nous inspirer la prochaine fois, i.e. le 28 juin prochain.
DEVOIR DE MÉMOIRE, LE 31 MAI 2004 - Dans Le Devoir, Guillaume Bourgault-Côté écrit qu’une semaine après le déclenchement de la campagne
électorale, les trois grandes centrales syndicales québécoises font front commun autour de la question de l'assurance-emploi et accusent
Paul Martin et le gouvernement fédéral d'avoir « volé » des milliards de dollars dans la caisse, ce qu'ils qualifient de véritable
détournement de fonds. « Qui a volé l’argent des chômeurs? — Moi je ne vote pas pour ça! », dit l’un des panneaux que les syndicats ont
installés à Montréal et un peu partout au Québec à l’occasion de la campagne électorale fédérale.
Les centrales veulent donc
rappeler que les années libérales à Ottawa ont fait mal aux travailleurs ayant besoin de prestations d'assurance-emploi. Les divers
changements apportés au régime ont eu pour effet de « diminuer l'accès aux prestations, leur durée et le montant versé aux sans-emploi »,
dénoncent-ils. De 80 % qu'ils étaient en 1993, il n'y a maintenant plus que 45 % des travailleurs québécois qui pourraient aujourd'hui
être admissibles à des prestations en cas de besoin -- des chiffres avalisés par Ressources humaines Canada.
Les syndicats estiment
que le gouvernement fédéral a agi en «voleur» avec l'argent de la caisse. En diminuant le nombre de prestations accordées, il a « pu
dégager des surplus [de plusieurs milliards] à même la caisse et détourner ces sommes à d'autres fins », affirme la coalition. On rappelle
que la vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, avait évalué dans son dernier rapport à quelque 44 milliards de dollars les
surplus détournés du compte de l'assurance-emploi par le gouvernement.
La récente PROMESSSE de Paul Martin de réviser le régime,
tout comme l'annonce d'un réinvestissement de 250 millions de dollars sur deux ans, n'ont fait naître que le scepticisme chez les groupes
mobilisés.
… en effet, comment attribuer quelque crédibilité que ce soit à des gens, les libéraux d’Ottawa, qui aujourd’hui nous promettent le
contraire de ce qu’ils ont pratiqué pendant leurs trois derniers mandats. C’est d’ailleurs le cas non seulement pour l’assurance-emploi,
mais aussi dans le domaine de la santé où l’on prend aujourd’hui des engagements contraires à leurs décisions et à leurs politiques depuis
plus de 10 ans. Les faits contredisent les intentions, c'est tout ! Virons-les !
DEHORS LES MEUBLES ! LE 31 MAI 2004 - Jean-Robert Sansfaçon (Le Devoir) n’en revient pas : Gagliano, Pelletier, Vennat, LeFrançois... tous
congédiés relativement à des affaires qui ont discrédité la vie politique fédérale aux yeux des Canadiens, tous tombés en disgrâce
poursuivent Ottawa, voire Paul Martin lui-même, pour perte de revenus, diffamation, congédiement illégal, atteinte à la réputation et quoi
encore! Ils réclament justice.
Mais quelle injustice ? Si injustice il y a eu, ce sont les Canadiens qui en ont été victimes, eux
qui ont pendant si longtemps payé le salaire d'un ministre qui affirme n'avoir rien su de ce qui se passait dans son ministère et qui, une
fois «démissionné» de son poste, a continué de vivre aux crochets des contribuables à titre d'ambassadeur patenté sans compétence en
diplomatie.
Répétons-le, ces gens ont le droit de faire appel aux tribunaux si ça leur chante. Peut-être même se trouvera-t-il
quelque juge assez crédule pour leur donner raison. Mais cela n'empêchera personne de croire qu'en agissant de la sorte ces individus
ajoutent l'indécence morale à l'opportunisme politique qui les a trop bien servis.
Il n'y a rien de mal à militer pour une cause
ou un parti politique, au contraire. Ce qui dérange, ce sont les retours d'ascenseur consentis au mépris du bien public. Les citoyens en
ont ras le bol des gens qui abusent ainsi du pouvoir à leur profit et à celui des copains. Si la tendance se maintient, ils le
rappelleront bientôt, conclut l'éditorialiste.
Autrement dit : dehors les meubles !
LA PAILLE ET LA POUTRE, LE 30 MAI 2004 - Michel-Guy Huot, de Québec, dénonce ces anciens maires et d'anciennes mairesses qui crient à se
fendre l'âme pour vouloir retrouver leur ville d'antan («le sentiment d'appartenance à sa petite communauté») semblent ne pas se souvenir
que dans bien des cas, ils étaient à la direction d'entités municipales qui étaient elles-mêmes le résultat de regroupements antérieurs
réalisés il y a 30 ou 35 ans. Et on s'accommodait fort bien de ces plus grosses villes.
Quelques exemples : Beauport, qui
regroupait Courville, Villeneuve, Giffard, Mastaï, Montmorency, l'ancien Beauport, Sainte-Thérèse-de-Lisieux, etc. Sainte-Foy, qui s'est
agrandie des territoires dont elle a hérité. Loretteville, additionnée de Château-d'Eau. Charlesbourg, avec Orsainville,
Notre-Dame-des-Laurentides, etc. Pour l’auteur, le sentiment d'appartenance ne disparaît pas nécessairement avec un regroupement. Qui,
habitant Québec, ne s'identifie pas à son propre quartier, par exemple Limoilou, Montcalm, Les Saules, Neufchâtel, etc., qui sont
d'ailleurs d'anciennes villes distinctes ? Dans Beauport, on continue à se dire de Courville ou de Giffard... Pourquoi cela ne
continuerait-il pas avec la nouvelle capitale ?
Mais au nom du compte de taxes, au nom de l'esprit de clocher, au nom de mots
malheureux (comme celui du maire L'Allier à propos de la banlieue, mot qu'on a monté en épingle sans en expliquer le contexte), on voudra
revenir à son petit patelin dans bien des cas. Profiter des infrastructures et du développement de la ville d'à côté le jour, mais
demeurer dans son dortoir de ceinture la nuit.
Monsieur Huot a raison. Bien qu’on invoque le manque de référendums pour défendre les défusions, on sait bien qu’on au fond, les anciens
maires et leurs cliques, la vieille garde, veulent d’abord et avant tout récupérer « leur » ville ! Vision d’hier, au diable l’avenir et les générations
qui suivent…
LE PLQ LAISSE TOMBER MARTIN, LE 29 MAI 2004 - Kathleen Lévesque (Le Devoir) écrit que le parti de Jean Charest, membre de la grande famille
libérale, tourne le dos à l'équipe de Paul Martin. Le Parti libéral du Québec aurait en effet lancé le mot d'ordre à ses députés et aux
officiers du parti de ne pas s'impliquer dans la campagne du Parti libéral du Canada.
Le déséquilibre fiscal entre Ottawa et les
provinces, que Paul Martin s'entête à ne pas reconnaître, est au centre de cette directive. Les libéraux de Jean Charest voient mal
comment ils pourraient, d'un côté, défendre les intérêts du Québec en réclamant publiquement un règlement du déséquilibre fiscal et, de
l'autre, travailler à faire élire une équipe qui s'y oppose. « C'est une question de cohérence », a expliqué l'une des quatre personnes
au sein de l'organisation du PLQ interviewées par Le Devoir, qui ont toutes requis l'anonymat.
« Il n'y a pas d'aide mais pas de
nuisance non plus », a dit un dirigeant du PLQ, qui a toutefois fait valoir que certains militants et organisateurs se sont tournés vers
les conservateurs. Ce serait notamment le cas dans la région de Québec, où Josée Verner se présente sous la bannière du Parti conservateur
du Canada dans la circonscription de Louis-Saint-Laurent. Cette ancienne attachée politique sur la colline parlementaire à Québec
bénéficie, au sein du PLQ, d'un réseau prêt à pousser à la roue, assure-t-on.
La consigne du PLQ fait d'autant plus mal que le PLC
ne possède pas à proprement parler de base militante comme les partis provinciaux. Le financement populaire en place au Québec depuis plus
de 25 ans a forcé le PLQ à se doter de structures permanentes. À l'inverse, le soutien financier des entreprises, jusqu'ici permis dans
le cadre fédéral, ne stimulait aucunement les partis fédéraux à bénéficier d'autre chose que d'une implication sporadique de leurs
militants. Résultats : les associations de comté naissent juste avant les élections et meurent immédiatement après.
Intéressant et à suivre. Le PLQ, dirigé par un conservateur, Jean Charest, qui tourne le dos au PLC, et des militants libéraux qui en font
autant en appuyant les conservateurs sur le terrain…
MANNE ÉLECTORALE LIBÉRALE, LE 29 MAI 2004 - Isabelle Rodrigue (PC) rapporte d’Edmonton que Paul Martin a présenté son plan de financement
pour les villes.Le plan propose de transférer une part accrue des revenus de la taxe sur l'essence pour atteindre une somme de près de 2
milliards de dollars par année d'ici cinq ans. S'ils sont réélus, les libéraux promettent (encore !) de verser en plus jusqu'a 1,5
milliard de dollars en cinq ans pour combler les lacunes en logement social et logement abordable.
« Nos villes perdront de leur
efficacité et de leur vitalité si on laisse leurs infrastructures se désintégrer. Or, cela aurait de très sérieuses répercussions sur
l'économie de notre pays», a déclaré M. Martin dans son discours. Le hic, toutefois, c'est qu'avant que les municipalités ne voient la
couleur de cet argent, le fédéral devra négocier avec les provinces. Et là, les choses se complique, les provinces étant réticentes à
laisser Ottawa s'ingérer dans une responsabilité provinciale.
C'est ça : mauvaises provinces contre bon gouvernement central ! On se croirait dans un film western. En fait, le principal hic, c’est
qu’on est en élection actuellement. On connaît la chanson chez ce gendre de politiciens : promettre le contraire de ce qu’il a fait
de tout temps ! Et Gilles Duceppe a raison, l’orgie d’annonces de Paul Martin constitue en outre une démonstration éloquente du
déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces.
OUI AU PLUS OFFRANT, LE 29 MAI 2004 - Lia Lévesque (PC) décrit des municipalités au Québec bel et bien heureuses de l'annonce
du nouveau pacte avec les villes faite vendredi par Paul Martin, vu leurs énormes besoins en matière d'infrastructures. « C'est un pas
extraordinaire en avant », s'est exclamé au cours d'un entretien téléphonique le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, de la Coalition
pour le renouvellement des infrastructures. Selon M. Vaillancourt, avec les montants qui devraient logiquement être versés aussi par les
provinces, l'offre devient « intéressante » et permettra d'avancer.
M. Vaillancourt vante même la grande capacité d'écoute du chef
libéral, affirmant que « n'eut été de l'écoute de Paul Martin » et du militantisme des municipalités qui ont su le convaincre, « jamais
l'agenda actuel » n'aurait mis à l'avant-plan ces sommes pour le renouvellement des infrastructures.
Même son de cloche à l'Union
des municipalités du Québec, où le premier vice-président et maire de Sherbrooke, Jean Perrault, a applaudi. « Enfin des mesures qui
répondent aux priorités des municipalités. » Selon l'UMQ, les investissements annoncés « vont dans le sens d'une solution durable en vue
de résorber le gouffre financier vers lequel plongent les municipalités si elles n'obtiennent pas rapidement une nouvelle fiscalité
adaptée ».
Se vendre d’abord au plus offrant… il y a un nom pour cela !
PROMESSES ! LE 28 MAI 2004 - Bernard Descôteaux (Le Devoir) souligne que la campagne électorale n'a pas une semaine que les promesses
volent comme s'il n'y avait pas de limites à la capacité de payer du gouvernement canadien. Alors que le gouvernement fédéral accumule
sans fin les surplus, les partis politiques se sentent libres de promettre tant et plus... Ces jours-ci, pas besoin de se demander à quel
niveau de gouvernement le déséquilibre fiscal profite.
On croit de moins en moins les promesses, même les plus solennelles, comme
cet engagement pris par le premier ministre Paul Martin de verser neuf milliards de dollars de plus aux provinces pour la santé. Un
sondage express TVA-Léger Marketing réalisé cette semaine révélait par exemple que 69 % des gens interrogés doutent qu'il respectera sa
parole. Ce scepticisme est chose méritée pour les politiciens. Pour être crédibles, les politiciens ne peuvent plus dire n'importe quoi,
n'importe comment. Il leur faut préciser comment ils arriveront à tenir parole.
À mon avis, tout n’est pas la faute de tous les politiciens, car même quand certains de ceux-ci donnent l’heure juste, livrent plus que
les engagements qu’ils ont pris devant leurs commettants, la population n’hésite pas à les virer quand même et à accorder sa confiance à
ceux qui leur font des promesses irréalistes. C’est la dure expérience que j’ai vécue il y a un an, dans Portneuf… Ce que considérant, les
politiciens « traditionnels » continueront à promettre n’importe quoi, comme l’ont fait Jean Charest et son équipe néo-libérale au
dernières élections... et comme le font manifestement les libéraux fédéraux actuellement.
LA SANCTION APPROCHE ! LE 28 MAI 2004 - Michel Corbeil (Le Soleil) rapporte que selon le plus récent sondage disponible, Paul Martin ne
cesse de perdre du terrain, sur sa gauche comme sur sa droite. Ses chances de former un gouvernement libéral majoritaire continuent de
fondre. Il pourrait même se retrouver dans l'opposition. Le PLC peinerait à se maintenir en avance. Si des élections avaient eu lieu entre
le 25 et le 27 mai, la formation politique de Paul Martin aurait récolté 38 % des suffrages. C'est trois points de moins qu'en avril.
Pour ne rien arranger, la PC fait état que l’ex-ministre et ambassadeur Alfonso Gagliano a finalement déposé, jeudi, en Cour supérieure de
Montréal, une requête réclamant plus de 4,5 millions de dollars au gouvernement de Paul Martin qu'il accuse de l'avoir utilisé comme
« bouc émissaire » dans le but d'en tirer un « bénéfice personnel ». L’article rappelle que la vérificatrice générale a révélé que
100 millions de dollars du programme fédéral des commandites ont été mal dépensés ou n'ont pu être justifiés, entre 1997 et 2002. Le
premier ministre Martin avait déclaré peu après que des fonctionnaires du ministère des Travaux publics, responsable du programme des
commandites, recevaient des ordres de politiciens en vue.
Autre développement à retenir, la PC rapporte que le passé médiatique du
lieutenant de Paul Martin, Jean Lapierre, revient le hanter. Le Conseil de presse du Québec a en effet retenu un blâme à son endroit pour
des propos tenus en décembre 2003, alors qu'il était animateur à la station de radio CKAC. Outré par le déneigement des rues de Montréal,
M. Lapierre s'était alors vidé le coeur en ondes contre l'administration municipale de Montréal. Le Conseil de presse a estimé que
les paroles de M. Lapierre n'étaient pas seulement des écarts de langage, mais des insultes envers l'administration de l'Hôtel de ville de
Montréal. Le Conseil a jugé que le vocabulaire utilisé par M. Lapierre était inacceptable sur les ondes d'une station de radio.
Par ailleurs, en interviewant un responsable de la ville sur le même sujet, le Conseil a noté que Jean Lapierre avait baissé le volume du
micro de son interlocuteur et avait parlé à sa place pour mettre dans sa bouche des paroles tout à fait à l'opposé de celles que tenait
l'invité depuis plusieurs minutes. Le Conseil a qualifié cette conduite de contraire à toutes les règles de l'entrevue et donc
inacceptable en regard de l'éthique journalistique.
Quelle crédibilité peut-on accorder à cette équipe, dans les circonstances. Il est plus que temps que les électeurs sanctionnent sans
réserve et sans détour ce genre de politiciens en les renvoyant, qui chez eux, qui au plus profond des banquettes de l’Opposition. Ils ne
méritent même pas de constituer l’Opposition officielle aux Communes…
NE SOYONS PAS DUPES ! LE 26 MAI 2004 - Manon Cornellier (Le Devoir) rapporte que réélu, le gouvernement Martin investirait au moins neuf
milliards de plus en cinq ans dans la santé, mais le gros de ces sommes servirait à financer un plan de réformes qu'il veut négocier avec
les provinces et auquel il entend être associé. Son plan sur 10 ans servirait à Paul Martin de base de négociation lors de la conférence
des premiers ministres qui doit avoir lieu cet été. « C'est ce plan-là que j'aurai avec moi. Ce sont les réformes pour lesquelles je me
battrai », a-t-il promis.
Jean-Robert Sansfaçon (Le Devoir) n’est pas dupe de la manœuvre lorsqu'il écrit en éditorial que s'il
est une chose qui n'a pas changé depuis le départ de Jean Chrétien, c'est cette volonté inébranlable du Parti libéral du Canada d'utiliser
l'arme du financement pour tenter d'imposer ses quatre volontés dans des champs de compétence aussi exclusivement provinciale que la
santé. « Malgré un usage redondant du mot « partenaires », le plan présenté hier par Paul Martin ne déroge en rien à cette règle », souligne-t-il.
Pour l'éditorialiste, après toutes ces années Chrétien marquées au fer du mépris pour les provinces, on aurait pu s'attendre à un virage de la part du nouveau
chef libéral. Or le plan de réforme avancé hier par Paul Martin découle directement du rapport Romanow. En promettant d'injecter au moins
neuf milliards supplémentaires en santé au cours des prochaines années, M. Martin confirme par l'absurde l'existence d'un déséquilibre de
ressources entre Ottawa et les provinces. Mais au lieu de céder une partie du champ fiscal à ces dernières pour leur permettre de
s'acquitter au mieux de leurs responsabilités constitutionnelles, il choisit d'utiliser l'argent comme point d'appui pour imposer sa
médecine. Décidément, ce lancement de campagne n'est pas l'amorce du temps nouveau qu'on nous annonçait !
Pour le changement, on repassera ! C’est quand même écoeurant : le fédéral nous étrangle financièrement depuis des décennies, et Paul Martin pendant une dizaine d’années
comme ministre des Finances dans le gouvernement Chrétien, en réduisant constamment sa part dans le financement des services de santé et
aujourd’hui, il promet de faire l’inverse de ce qu’il a toujours fait ? Et il s’attend à ce qu’on le croit ? Il veut passer pour un vrai
sauveur du système de santé ? Il nous prend vraiment pour des imbéciles.
À propos, avez-vous remarqué que personne, dans toute
cette agitation, ne parle d’investir du côté de la prévention en santé ? Incroyable mais vrai ! Il faut dire que la prévention, ce n’est
pas électoralement très rentable même si c’est l’avenue la plus prometteuse pour réduire les problèmes en la matière…
UNE AUTRE PROMESSE EN L’AIR, LE 26 MAI 2004 - Jocelyne Richer (PC) rappelle qu’en campagne électorale, Jean Charest avait fait de
l'attente dans les corridors des urgences son ennemi numéro un. Un an plus tard, on constate que l'ennemi, invaincu, semble plus menaçant
que jamais. Loin de diminuer, le nombre de civières entassées dans les corridors des salles d'urgences des hôpitaux québécois, faute de
lits disponibles, a augmenté de 17 972 durant la première année du gouvernement libéral. De plus, le nombre de personnes ayant séjourné
plus de 48 heures à l'urgence est passé de 51 282, l'an dernier, à 55 613, cette année.
Jean Charest a échoué dans son engagement à éliminer l'attente dans les salles d'urgence. Une autre promesse non tenue…
MARTIN ET CSL : MÊME SLOGAN, LE 26 MAI 2004 – Pour Kathleen Lévesque (Le Devoir), Paul Martin a peut-être largué les amarres de la Canada
Steamship Lines en 2003, mais il semble que cette dernière soit une source d'inspiration en politique. Le Parti libéral du Canada et
l'entreprise maritime, aujourd'hui dirigée par les fils du premier ministre, partagent la même expression nautique « Droit devant », dans
leurs slogans respectifs.
La semaine dernière, le PLC a lancé sa campagne publicitaire. En français, les messages se terminent par
le slogan « Allons droit devant avec l'équipe Martin ». Or, depuis 1998, la Canada Steamship Lines (CSL) utilise le slogan « Droit devant »
comme motivation auprès de ses nouveaux employés. « Ce n'est qu'une coïncidence », a assuré la porte-parole de la CSL, Martine Malka,
jointe par Le Devoir.
Les libéraux expliquent que le slogan libéral a une résonance dans la population : « Ça décrit bien notre
message de campagne. [...] Ça signifie aller vers l'avant, ne pas regarder le passé ».
Oui, c’est ça ! Il ne faudrait surtout pas regarder le passer, aux yeux des libéraux. Mais pour « Jos Public », le payeur de taxes sans
échappatoires possibles, c’est un autre histoire dont il se souviendra certainement le 28 juin prochain…
LE PLEUTRE ! LE 25 MAI 2004 - Alec Castonguay (Le Devoir) rapporte que Jean Lapierre, le « courageux » lieutenant politique de
Paul Martin au Québec, refuse de débattre des enjeux de la campagne électorale en cours devant les étudiants de l'Université de Montréal,
des HEC et de la Polytechnique. Candidat du Parti libéral dans Outremont (quel courage en effet !), la circonscription qui abrite ces
institutions universitaires, Jean Lapierre laisse entendre que ça ne fait pas partie de son plan de campagne de débattre en public, même
dans sa propre circonscription, alors qu'il semblait n'y voir aucun problème il y a quelques semaines.
Jean Lapierre préfère « se
concentre à rencontrer les électeurs d'Outremont sur le terrain ». François Rebello, candidat du Bloc qui aurait croisé le fer avec Jean
Lapierre, soutient que « faire du terrain, c'est aussi confronter ses idées ». « Si c'était ailleurs, dans un autre comté, il le ferait,
dit-il. C'est un gros risque de penser que tous ces jeunes sont souverainistes. »
En politique, ça prend beaucoup plus de courage que derrière un micro, à déblatérer dans un environnement contrôlé, sans personne pour
nous contredire ! Un pleutre, ce Lapierre ! À l'image de tous ces Arthur de ce monde, d'ailleurs...
COUILLARD RÉPRIMANDÉ, LE 25 MAI 2004 - Le Devoir rapporte qu’après le Front commun des assistés sociaux du Québec samedi, c'était hier au
tour du Collectif pour un Québec sans pauvreté d'exprimer sa déception de voir que le gouvernement Charest ne pourra respecter sa promesse
d'assurer la gratuité des médicaments aux personnes âgées à faibles revenus et aux assistés sociaux aptes au travail. « Si le gouvernement
n'a pas les moyens de se payer ça, écrit le collectif dans une lettre ouverte diffusée hier, les prestataires de l'aide sociale aptes au
travail et sans emploi l'ont encore moins. »
Une autre promesse oubliée… La vedette et incidemment ministre de la Santé (lire Réparation) commence à prendre pas mal d’eau, non ?
PROPOS ALAMBIQUÉS, LE 24 MAI 2004 - Gilles Toupin (La Presse) décrit un Paul Martin poursuivant sa campagne à
l'Île-du-Prince-Édouard en qualifiant de «fumisterie» le refus du chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, de faire campagne sur la
souveraineté du Québec et en tournant en ridicule l'ancien premier ministre du Québec, Jacques Parizeau. M. Martin répondait devant
des partisans libéraux de la circonscription de Cardigan aux commentaires faits la veille par M. Duceppe à propos de ses objectifs
électoraux. Gilles Duceppe avait en effet affirmé que la campagne électorale fédérale n'était pas le moment propice pour décider de
l'avenir du Québec.
M. Martin a rétorqué que bien au contraire c'était le moment et que les vrais intentions du Bloc étaient de
« sortir le Québec du Canada ». Le premier ministre a reproché au chef bloquiste de se contenter de discuter en cachette au téléphone de
souveraineté « avec le vigneron officiel du Bloc », faisant allusion à Jacques Parizeau. Il a affirmé que la souveraineté était la
« raison d'être » du Bloc tout en refusant de voir dans l'éventuel appui de la majorité des Québécois au Bloc le 28 juin prochain un
appui à la souveraineté.
Paul Martin déraille complètement, il tient un discours complètement alambiqué, le type. C'est navrant de voir un prétendant au poste
de premier ministre s'attaquer à partir de l'Île-du-Prince-Édouard à Gilles Duceppe, lui reprechant de se cacher sur la question de la souveraineté alors
qu'il en parle dans tous ses discours; puis à Jacques Parizeau, de façon aussi mesquine, alors qu'il n'est même pas dans la bataille
électorale... L'Île-du-Prince-Édouard n'en a rien à cirer, nous non plus à l'égard de celle-ci dans cette campagne.
LE TEMPS EST VENU, LE 24 MAI 2004 - Karim Benessaieh (La Presse) rapporte que c’est sur un thème devenu cher à son parti, le chef
du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, a proposé aux électeurs une «vision propre au Québec» et les a enjoint du même souffle à « sanctionner
le Parti libéral du Canada » pour les scandales qui ont ponctué leur règne. Répondant du tac au tac au premier ministre Paul Martin qui
l'accusait de cacher l'option fondamentale de son parti, la souveraineté, M. Duceppe a déclaré d'entrée de jeu que la différence
québécoise devait s'exprimer dans un pays souverain. Cependant, les élections fédérales ne sont « ni le lieu, ni le moment propice pour
décider de l'avenir du Québec ». Il a réitéré les cinq axes autour desquels le Bloc compte articuler sa campagne.
En faisant élire
une majorité de ses députés au Québec, écrit la journaliste, le Bloc s'engage ainsi à lutter contre le déséquilibre fiscal, à œuvrer pour
le développement durable, à intervenir pour que l'État canadien assure la justice et le partage de la richesse, s'occupe des régions et
intervienne sur le plan international pour préserver la paix. Les prochaines élections, a convenu le chef souverainiste, opposeront au
Québec le Bloc aux libéraux. Pour le Gilles Duceppe, crédités d'une confortable avance dans tous les sondages, les bloquistes ne doivent
cependant pas faire preuve d'un excès de confiance.
Enfin, le temps est venu pour les Québécois et les Québécoises de sanctionner ces libéraux fédéraux. Ceux-ci qui, à l’image de leur
représentant dans Portneuf, sauf d’enrégimenter les jeunes aux vertus « canadjennes », n’ont fait qu’entraver le développement du Québec
et sa marche vers la souveraineté, sa pleine émancipation, sa liberté, depuis leur retour au pouvoir, il y a plus de 10 ans maintenant. Ils l’ont fait dans
scandale, le non respect de nos règles démocratiques, l’incompétence dans la gestion des fonds publics, l’injustice fiscale, la négligence
à l’égard des services de santé par l’étranglement fiscal, etc.
Et pour ceux qui, incroyablement ou contre toute attente,
douteraient de l’effet délétère de leurs agissements pendant tout ce temps, qu’ils votent donc sagement selon cette bonne vieille règle
qu’on applique normalement lors des élections générales au Québec : après deux mandats pour un gouvernement, dehors ! Aller vous
ressourcer !
LE SCANDALE LIBÉRAL, LE 22 MAI 2004 - Denis Lessard (La Presse) fait état qu'à la toute veille de la décision de sa vie, Paul Martin ne
peut compter sur l'appui que d'un Québécois sur trois. À quelques heures du déclenchement des élections générales, seulement le tiers des
Québécois sont satisfaits de son gouvernement, approuvent son leadership et ont l'intention de voter pour son parti.
Plus
inquiétant encore pour M. Martin, pas moins de 85% des Québécois ne le croient pas quand il soutient qu'il ne savait rien des problèmes
du programme de commandites, constate le plus récent sondage CROP d'opinions réalisé pourLa Presse et le Toronto Star.
L'arrestation
de Chuck Guité et de Jean Brault, le poids accru du Québec sur la scène internationale, les changements à l'assurance-emploi ou même
l'entente avec Québec sur les congés parentaux, rien n'y fait. Si les élections avaient eu lieu cette semaine, le Bloc québécois aurait
balayé le Québec, estime Claude Gauthier, spécialiste de CROP. Comme aux élections de 1993 et de 1997, les élus libéraux seraient confinés
à la région de Montréal avec quelques sièges épars en Estrie ou dans l'Outaouais.
L'enquête était en cours au moment où Paul Martin
a multiplié les interventions au Québec et lorsque les libéraux comme les bloquistes ont rendu publics leurs slogans et leur publicité de
campagne.
Bref, les électeurs se souviennent encore et j'espère que la mémoire ne fera pas défaut au jour de l'élection. Pour sa part, le Bloc
ne pourra uniquement par la dénonciation faire des gains ou conserver son avance actuelle. Il devra aussi en cours de campagne traiter de
l'importance d'avoir une opposition forte de québécois et de québécoises à Ottawa pour défendre nos intérêts... d'ici à ce que nous
devenions enfin souverains.
REPLI SUR SOI, LE 21 MAI 2004 - Bernard Descôteaux (Le Devoir) écrit que la première victoire d’hier des défusionnistes notamment le refus
d'une intégration sociale et culturelle dans un grand ensemble. Le refus d'une vision audacieuse de l'avenir des villes, qui auront à
assumer un rôle de plus en plus grand en matière de développement, avec en prime à Montréal, une fracture culturelle et économique
évidente.
Les défusionnistes sont pour la plupart de purs produits de la culture de la banlieue. Au cours des dernières décennies,
ils ont fui par milliers les villes centres à la recherche d'une meilleure qualité de vie. Ils ont fui les comptes de taxes élevés et, du
même coup, leurs responsabilités envers les villes centres, où ils continuaient pour la plupart à trouver leur gagne-pain. Les problèmes
de la ville centre ne les regardent surtout pas. Du moins, c'est ce qu'ils croient. Repli sur soi ici aussi.
En permettant les
défusions, le gouvernement Charest a ouvert une porte qu'il aura de la difficulté à refermer si les défusionnistes l'emportent massivement
aux référendums du 20 juin. Leur victoire à la signature des registres leur donne un élan que les partisans des nouvelles villes n'ont pas
au moment d'entreprendre la campagne référendaire. Ils n'ont plus qu'un mois pour faire comprendre à leurs concitoyens que le repli sur
soi n'est pas une façon de préparer l'avenir. Il est temps pour eux de monter sur les tribunes.
Repli sur soi, refus d’assumer sa part de responsabilité à l’égard des villes centres, souhaitons que les tenants des nouvelles grandes
villes se réveillent enfin et mobilisent les citoyens de vision qui comprennent l’importance des nouvelles villes pour les générations
qui suivront… Les défusionnistes incarnent le passé, c'est évident !
AVANCEZ À L’ARRIÈRE ! LE 21 MAI 2004 - Tommy Chouinard (Le Devoir) décrit un raz-de-marée défusionniste à Québec et une grande ville
qui pourrait éclater en morceaux au terme du processus des défusions municipales et des référendums qui se tiendront dans 12 des 13
anciennes villes, dont Sainte-Foy, Sillery, Cap-Rouge, Beauport et Charlesbourg.
La vague défusionniste déferle sur Québec à une échelle inattendue. En fait, les défusionnistes eux-mêmes
n'ont jamais osé rêver à ce scénario alors que les défenseurs de la grande ville n'ont jamais voulu l'envisager tellement il leur semblait
farfelu. Les défusionnistes, qui ont accueilli les résultats avec une joie débordante, remportent donc la première bataille de ce qui a
tout l'air d'une guerre à Québec.
Selon le journaliste, les sorties publiques de l'ancienne mairesse de Sainte-Foy, Andrée Boucher,
qui s'est d'ailleurs servie de son émission radiophonique pour plaider sa cause, sont notamment responsables des résultats obtenus. Se
sont ajoutées les interventions en faveur des défusions de la part des anciens maires de Sillery et de Saint-Augustin-de-Desmaures, Paul
Shoiry et Marcel Corriveau.
... tous très objectifs, bien sûr, pour juger de l’intérêt collectif, dans les circonstances. Le journaliste a omis de mentionner aussi
l’effet de la radio poubelle pro défusionniste de la région sur les résultats. « Avancez à l'arrière ! »
ÉLECTORALISME ! LE 21 MAI 2004 - Kathleen Lévesque (Le Devoir)) décrit un Paul Martin qui entrouvre la porte pour régler, dès cette
année, la « situation fiscale de tous les gouvernements provinciaux » et en santé, son intention de transférer les sommes nécessaires aux
provinces; accord imminent concernant les congés parentaux; assouplissements à l'assurance-chômage; plus grande place du Québec sur la
scène internationale; élimination annoncée des frais d'enregistrement et de transfert des armes (selon la PC)…
Ça sent les élections, n’est-ce pas ? Vont-ils encore longtemps nous prendre pour des imbéciles, ces libéraux ? Ils nous promettent
en 10 jours ce qu'ils n'ont jamais pu ou voulu livrer en 10 ans !
DEVOIR DE MÉMOIRE, LE 21 MAI 2004 - Pour la PC, c'est un véritable procès de Paul Martin que dresse le Bloc québécois dans un document qui
a été rendu public hier soir, lors d'une assemblée publique à Québec. Le Petit livre rouge du Parti libéral du Canada s'en prend au chef
libéral qui « prétend incarner le changement » mais qui en fait poursuit l'administration de son prédécesseur Jean Chrétien.
Devant quelque 800 partisans, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a incité les Québécois à appuyer « un parti propre au Québec
plutôt qu'un gouvernement marqué par la corruption et le patronage (…) Aller droit devant avec l'équipe Martin, c'est continuer dans la
même voie du patronage, du gaspillage et des scandales », a dit M. Duceppe lors d'un discours au Centre des congrès.
Le document
dévoilé par le Bloc rappelle que M. Martin « a été ministre des Finances, donc numéro 2 du gouvernement Chrétien pendant neuf ans ». À ce
titre, M. Martin « a signé les chèques du scandale des commandites, les chèques du Fonds secret pour l'unité canadienne, a coupé les fonds
pour la santé et l'éducation, a pigé plus de 45 milliards $ dans la caisse de l'assurance-emploi, a baissé les impôts des grandes
compagnies pétrolières, etc. »
Le document bloquiste note affirme aussi que « depuis que M. Martin est devenu ministre des
Finances, les sommes d'argent envoyées par les riches Canadiens - dont lui-même - à la Barbade pour ne pas payer d'impôt ont augmenté de
369 % ». Le Bloc québécois met en doute par ailleurs les prétentions du premier ministre Martin qui affirme ne rien savoir du scandale des
commandites. C'est lui qui allouait les budgets pour le Fonds de l'unité canadienne, d'où provenait l'argent des commandites. De plus, M.
Martin a été vice-président du Conseil du trésor.
Le Bloc conclut son document en demandant : « De qui les libéraux de Paul Martin
défendent-ils les intérêts ? » On suggère quatre réponses possibles : les intérêts des millionnaires, ceux des grandes compagnies
pétrolières, ceux de « leurs petits copains » ou ceux des libéraux eux-mêmes.
...choisissez l’une de ces réponses, ou toutes les quatre, de suggérer l’animateur de l'assemblée du Bloc à Québec.
NUAGES SUR LA CAPITALE, LE 20 MAI 2004 – L’étude des crédits de la Capitale-Nationale a permis de confirmer nos appréhensions quant aux
impacts désastreux du dernier budget sur le développement de la région. « Les budgets d’intervention sous la responsabilité du ministre
sont passés de 28 M$ à 12 M$ depuis l’arrivée des libéraux au pouvoir. Une coupure de 57 % qui prouve que le gouvernement Charest a
abandonné la région. Les députés libéraux de la Capitale-Nationale ne peuvent continuer à nier l’évidence : ils ont failli à la tâche »,
selon la députée de Taschereau et porte-parole pour la région de la Capitale-Nationale, Mme Agnès Maltais.
Sans commentaire...
PROMESSES LIBÉRALES NON TENUES, LE 20 MAI 2004 – L’étude des faits saillants de l’étude des crédits budgétaires 2004-2005 du ministère de
la Santé et des Services sociaux révèlent que près de 40 000 Québécoises et Québécois demeurent en attente d’une intervention chirurgicale
hors des délais médicalement acceptables et on compte 4431 personnes de plus qu’il y a un an en séjours de 48 heures et plus à l’urgence.
Quant à la situation financière du réseau des services, en plus de n’avoir rien de prévu pour les hausses salariales, plus de 500 millions
de dollars en deux ans ont été financées à crédit pour les opérations courantes et Philippe Couillard admet qu’il n’a aucun plan de
remboursement de déficit accumulé.
Si l'on y ajoute l'important recul en matière d’équité interrégionale sous ce gouvernement, et un réinvestissement de 1,1 milliards de dollars
INFÉRIEUR à celui promis, comment se surprendre du bris de confiance devant la surenchère libérale et les promesses sans suite ? Les
promesses n’ont pas été tenues et les résultats ne sont pas au rendez-vous en matière de santé et de services sociaux. Cela explique
pourquoi, lorsque consultés, les deux tiers des Québécoises et des Québécois sont insatisfaits de la performance du gouvernement libéral
en matière de santé et de services sociaux.
NOUVELLE COMMENTÉE, LE 20 MAI 2004 - La PC rapporte que les libéraux fédéraux ne reconnaissent pas le déséquilibre fiscal mais se disent
prêts à « travailler main dans la main » avec le gouvernement Charest pour le régler.
Ça s’appelle dire une chose et son contraire tout à la fois. Quelle crédibilité !
« Je ne veux pas m'embarquer dans des concepts pour savoir s'il y a déséquilibre ou pas. Je constate qu'il y a des besoins que le
gouvernement québécois a identifiés et que le premier ministre Paul Martin parle de concertation, d'ouverture et de définir ensemble de
nouvelles façons de faire », a déclaré hier le président du Conseil privé, le ministre fédéral Denis Coderre.
À la veille d’un élection générale, ce genre de discours ou d’engagement, à l'encontre de ce que les libéraux ont fait depuis
qu'ils sont au pouvoir, n'est pas crédible !
Ce dernier était de passage à Québec pour y vanter, quelques jours avant le déclenchement des élections fédérales, les réalisations de
l'équipe libérale locale. « Ce qui m'intéresse, c'est m'assurer que les deux gouvernements puissent s'asseoir ensemble et répondre aux
besoins. On veut avoir des ententes concrètes dans les régions. Nous, on croit à la péréquation, il y a là-dedans des choses concrètes
pour aider les régions et les provinces », a dit le ministre Coderre.
Paroles, paroles et paroles ! (air bien connu)
Selon ce dernier, peu importe la forme que la collaboration entre les deux gouvernements prendra. « Je comprends que la population du
Québec et le gouvernement québécois constatent certaines carences. Il faut mettre l'accent sur la notion de partage. Le premier ministre
[Martin] a dit qu'on veut s'asseoir avec les provinces et définir ensemble les besoins et les moyens d'y remédie », a déclaré le ministre
Coderre.
Qu’a fait M. Martin depuis 10 ans à cet égard, cet ex-ministre des Finances dans le gouvernement Chrétien ? Le passé est seul garant
de l'avenir en cette matière.
Il s'en est pris violemment au Bloc québécois, principal adversaire des libéraux au Québec. « Pour un parti qui se veut propre, ils ont
une campagne sale, a-t-il dit. Le Bloc est une franchise de la maison mère du Parti québécois. Ils peuvent jouer sur l'humeur des gens. »
Le point de vue libéral lors de la campagne au Québec sera de faire valoir que seuls des députés ministériels peuvent réaliser des
choses. « Il faut la capacité de réaliser des choses, pas faire 15 secondes de "clip" comme le Bloc. Nous, on réalise des dossiers », a
poursuivi le ministre Coderre.
Quels dossiers ? C'est pas rassurant. Dans les régions de Portneuf et de la Capitale-nationale, on les cherche encore…
Le slogan des libéraux de la région de Québec sera « Québec mérite mieux », un slogan qui paraît un peu cruel pour les trois députés
libéraux fédéraux de la région qui sont déjà en poste et qui disent abattre une tâche colossale.
Québec mérite mieux en effet… que le scandale des commandites, que les 2 milliards de dollars pour le programme de contrôle des armes à
feu, que les 8 millions de $ de publicité « pro-canadjian » lancés dans la dernières campagne référendaire, que la Loi fédérale sur les
jeunes contrevenants, que la Loi fédérale sur la supposée clarté référendaire, que les silencieux députés libéraux…
COMPRESSIONS À CARACTÈRE POLITIQUE ? LE 20 MAI 2004 - Dans Le Devoir, Pierre Fournier de Montréal souligne que depuis quelques jours, des
rumeurs de compressions à Télé-Québec circulent, notamment en ce qui concerne l'émission 1045, des Parlementaires.
M. Fournier
estime que Télé-Québec est un petit bijou de télévision en matière de contenu. Une émission d'affaires publiques y serait menacée ? Il me
semble que la télé-réalité et que les Star Académie de tout acabit occupent déjà un espace télévisuel suffisant. Pouvons-nous laisser une
fenêtre ouverte sur un autre type d'information ? Faut-il rappeler que Télé-Québec se syntonise sans le câble et que la qualité est au
rendez-vous ? Télé-Québec joue un rôle dans l'information de type affaires publiques et le 1045, des Parlementaires y participe : laissons
donc Télé-Québec continuer à nous informer.
J’ai l’impression que c’est justement ce qui gêne le gouvernement Charest actuellement. Cette émission nous donne vraiment un bon aperçu
de ce qui se passe avec un gouvernement aussi dogmatique et ça ne plaît certainement pas aux libéraux. « Alors, coupons ! », se disent-ils
probablement.
PAYE BAPTISTE, LE 19 MAI 2004 - Mylène Moisan (Le Soleil) rapporte que l’'augmentation des taxes scolaires se traduira l'an prochain par
22 millions $ de plus dans les coffres des écoles du Québec, montant que le gouvernement reprendra en totalité en diminuant d'autant le
chèque qu'il leur envoie. Le ministre de l'Éducation, Pierre Reid, a confirmé hier que les propriétaires verront leur compte de taxes
augmenter proportionnellement à la hausse de l'évaluation foncière de leur demeure. À Montréal, le compte grimpera de 22 % en moyenne,
contre 8 % à Québec.
Que voulez-vous, il faut bien que le gouvernement Charest trouve l’argent pour financer ses futures baisses d’impôt… « Paye Baptiste ! » …
la véritable devise du gouvernement Charest.
À L’ORDRE ! LE 19 MAI 2004 - Selon Le Soleil, si l'ancienne mairesse Andrée Boucher veut continuer sa campagne en faveur des défusions à
la radio, elle devra laisser plus de place aux opinions des pro-fusion. C'est son patron, Geoffrey Brown, le directeur général de la
station de radio CJMF, qui le confirme. « Durant la période référendaire, les entrevues devront être accordées de façon équitable au camp
du Oui et du Non, dit M. Brown. Mme Boucher en est consciente et elle va le faire. »
À l'heure actuelle, seuls les règlements
habituels du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications (CRTC) s'appliquent. Mais dès que l'on saura les lieux des référendums,
des règles plus strictes devront être suivies par les radiodiffuseurs, explique Philippe Tousignant, porte-parole du CRTC. « Le
radiodiffuseur doit voir à ce que le public soit convenablement informé et offrir un traitement équitable des candidats et des partis »,
résume M. Tousignant.
Enfin, une personne qui ose appeler un animateur radio de la région, en l’occurrence madame Boucher et ex-mairesse de Sainte-Foy, à un peu
plus d’objectivité dans sa conduite en ondes. Bref, l'objectivité avant les "ratings" faciles... À l’ordre, madame Boucher !
SLOGAN QUI CHOQUE !!! LE 17 MAI 2004 - Raymond Giroux (Le Soleil) rapporte : « Nous n'avons aucune leçon de propreté à prendre du Bloc québécois »,
a lancé hier Jean Lapierre en point de presse, dans un signal évident que le message plus ou moins subtil du Bloc sur le scandale des
commandites avait fait mouche. Le slogan électoral du Bloc, « un parti propre au Québec », a été dévoilé samedi alors que les candidats
libéraux du Québec, eux, tenaient leur dernière rencontre préparatoire aux élections dont le déclenchement est attendu pour dimanche
prochain.
Un slogan qui fait effectivement mouche. Autrement dit, la vérité choque !
« COUP POUR COUP », LE 17 MAI 2004 – Pour Alec Castonguay (Le Devoir), la campagne électorale fédérale est déjà en marche au Québec. Le
Parti libéral et le Bloc québécois en sont aux accusations. Les ténors du Bloc ont demandé à leurs militants et candidats de « répliquer
coup pour coup » aux attaques libérales qui mettent en doute la pertinence du parti souverainiste à Ottawa. Michel Gauthier, l'organisateur
en chef du Bloc et député de Roberval, a pris pour cible Jean Lapierre, lieutenant politique de Paul Martin au Québec. Devant un parterre
de militants réunis en conseil général à Montréal, Michel Gauthier l'a sommé de respecter sa promesse faite en mars dernier de « sortir
l'argent sale » du PLC.
Selon le Directeur général des élections, le PLC a touché des dons totalisant 650 000 $, de 1993 à 2002, de la part de firmes comme
Groupaction et Everest, qui ont reçu de lucratifs contrats fédéraux dans le cadre du programme de commandites. « Les citoyens du Québec
attendent la sortie de la première piastre, s'est exclamé Michel Gauthier. [...] Alors, avant de porter des jugements sur le travail des
autres, monsieur le lieutenant du parti des commandites, cherchez l'argent sale et sortez-le au plus tôt, sinon nous conclurons que votre
campagne se fera avec de l'argent sale. »
Et vlan dans les dents ! La campagne sera dure !
ALLO ! ALLO ! RÉPONDEZ ! LE 17 MAI 2004 - Tommy Chouinard (Le Devoir) rapporte que Jean Charest demande à tous les chefs des partis
politiques fédéraux de révéler comment ils entendent corriger le déséquilibre fiscal une fois au pouvoir. Or, seul le Parti libéral du
Canada nie l'existence d'un tel déséquilibre et ferme la porte à tout transfert de points d'impôt ou de la TPS en faveur du Québec. Pour
Jean Charest, le déséquilibre fiscal représente un problème tel qu'il encourageait Ottawa à investir les champs de compétence des
provinces. « C'est devenu un déséquilibre politique », a-t-il lancé.
La sortie de Jean Charest indispose toutefois des militants
du Parti libéral du Québec. Le président de l'association libérale de la circonscription de l'Acadie, Terry Tatasciore, a confié au
Devoir que cette initiative ne ferait pas l'affaire de bien des libéraux du Québec et que Jean Charest donnait un coup de pouce au Bloc
québécois. « Le Bloc québécois va être très content. C'est dangereux de jouer ce jeu-là. On est un parti fédéraliste », a-t-il dit. M.
Tatasciore faisait partie des quelques militants libéraux qui ne se sont pas levés pour ovationner Jean Charest lorsque celui-ci a
demandé aux chefs de partis fédéraux de se prononcer au sujet du déséquilibre fiscal.
Comment voulez-vous que le chef d'un tel parti puisse être crédible dans les circonstances ? Il interpelle indistinctement tous les
partis fédéraux alors que seul le Parti libéral du Canada nie actuellement un tel déséquilibre. Il ménage donc son grand frère fédéral.
Et même là, Jean Charest ne semble pas avoir ses propres troupes derrière lui. C’est vraiment minable comme situation… Il continuera
d’appeler dans le désert...
TIMIDE AILE JEUNESSE, LE 17 MAI 2004 - Tommy Chouinard (Le Devoir) décrit un nouveau président de la commission jeunesse du Parti libéral
du Québec, Simon Bégin, n'osant critiquer que du bout des lèvres le gouvernement Charest pour avoir fait augmenter l'endettement étudiant
et se contentant d'inviter le gouvernement Charest à la prudence. Questionné par des journalistes sur ses commentaires bien timides
comparativement aux critiques acerbes exprimées par l'ensemble des associations étudiantes, M. Bégin a finalement laissé tomber que la
voie empruntée par le gouvernement n'était « pas acceptable ». « Il faut éviter cela le plus possible. Sur l'endettement, il y a mieux
à faire. Les étudiants trop endettés commencent leur vie avec un poids supplémentaire qui pourrait être évité. On demande au gouvernement
d'être prudent », a-t-il dit.
Ce week-end, les militants libéraux ont adopté une résolution, proposée par la commission jeunesse,
visant à demander au gouvernement de prendre des « décisions susceptibles d'influer sur l'orientation générale de l'éducation
post-secondaire uniquement lorsque les conclusions de la commission parlementaire sur les universités et le forum sur l'avenir de
l'enseignement collégial seront connues ».
Plus mou que ça, tu deviens liquide… Quelle relève !
RÉDUCTIONS D’IMPÔTS RE-PROMISES, LE 17 MAI 2004 - Tommy Chouinard (Le Devoir) écrit que blâmé par les militants de son propre parti pour
avoir renié certains de ses engagements électoraux, le premier ministre Jean Charest a promis que les impôts de l'ensemble des
contribuables québécois seraient réduits de cinq milliards de dollars d'ici à la fin de son mandat.
La réduction des impôts de
cinq milliards de dollars en cinq ans «est un engagement ferme, et nous allons le tenir», a affirmé Jean Charest devant les 700 militants
libéraux réunis à Trois-Rivières. Le premier ministre a indiqué que son gouvernement allait garder le cap.
En tous les cas, si cela se produit un jour, nous les aurons déjà largement plus qu'autofinancées, ces baisses d'impôts, par les nombreuses
hausses de tarifs un peu partout. C'est évident, non ?
UN CLIN D'OEIL ? LE 16 MAI 2004 - Nathaëlle Morissette (La Presse) souligne que visiblement impatients, les bloquistes ont
décidé de ne pas attendre le déclenchement officiel de la campagne électorale pour se lancer dans la course. Les troupes de Gilles
Duceppe, qui se disent prêtes à passer à l'attaque, ont présenté hier à Longueuil leur plate-forme électorale. Avec son slogan « Un parti
propre au Québec », le Bloc tentera de convaincre les Québécois que sa présence à Ottawa est indispensable, car il est le seul à pouvoir
défendre leurs intérêts. Cette thématique est en quelque sorte un clin d'oeil au scandale des commandites.
Le Bloc parti a élaboré
une plate-forme divisée en cinq principaux points: la démocratie, le développement durable, les besoins de la population, le territoire
et la place du Québec dans le monde. Il s'engage notamment à proposer un plan de remboursement de la caisse d'assurance-emploi afin que
le programme soit plus accessible, notamment pour les travailleurs saisonniers. Il veut également s'assurer qu'Ottawa transférera 630
millions de dollars au Québec pour lui permettre de mettre sur pied un programme universel de congés parentaux. Le financement fédéral en
santé, le déséquilibre fiscal et le protocole de Kyoto sont également des sujets que le Bloc souhaite mettre à l'ordre du jour.
... un clin d'oeil au scandale des commandites ? OK ! Mais n'oublions jamais non plus les 8 millions de $ de publicité littéralement garrochés
par le fédéral vers la fin de la campagne référendaire de 1995, en pleine contravention de la lettre, sinon de l'esprit de la loi s'appliquant
aux consultations populaires au Québec. N'oublions pas non plus le scandale dans les coûts du programme de contrôle des armes à feu (de 200 millions
de dollars qu'il devait coûter à l'origine, à plus de 2 milliards de dollars maintenant), ... et celui de la loi sur les jeunes contrevenants
qu'on a adopté malgré l'opposition unanime du Québec, ... et celui de la loi sur la supposée clarté référendaire, ... et celui des surplus
de plus de 45 milliards de dollars dans la caisse de l'assurance emploi. Mais j'arrête, je vais en devenir malade. Dehors les meubles
(lire, les libéraux) !
LES GROS MOTS, LE 16 MAI 2004 - Raymond Giroux (Le Soleil) écrit qu’à une semaine du déclenchement officiel de la campagne électorale, les
libéraux ont déjà sorti les gros mots, hier, contre le Bloc Québécois qu'ils identifient comme leur seul adversaire au Québec : « Les
porte-parole du Bloc québécois ont menti sur ce qu'ils ont fait dans le dossier des commandites ! » a lancé le second de Paul Martin,
l'ex-animateur Jean Lapierre pour qui les députés du Bloc siègent à Ottawa non pas pour défendre les « acquis des Québécois, mais plutôt
leurs acquis personnels. M. Lapierre accuse le Bloc, dans « un pur mensonge », de s'attribuer la paternité du déclenchement du scandale,
alors qu'en réalité, a-t-il dit, « ils ont lu les journaux » et n'ont fait que reprendre les informations publiées dans ceux-ci,
notamment le Globe and Mail et La Presse.
Bon... Par sa réaction, Jean Lapierre confirme que le Bloc est vraiment l’adversaire des libéraux fédéraux dans la campagne qui s’annonce.
Pour le reste, c’est de l’enfantillage. Il est évident que le Bloc a assumé véritablement un fort leadership dans la dénonciation du
scandale des commandites, un des scandales, parmi plusieurs d’ailleurs, qui entachent la crédibilité du gouvernement libéral depuis des
années.
Enfin, qu’est-ce qui importe, la paternité de ceux qui ont dénoncé un scandale, ou la paternité de ceux qui l’ont provoqué,
qui en sont à l’origine, qui en sont responsables ? Que Lapierre aille donc se rhabiller !
FONCTIONNAIRES AU SERVICE DES LIBÉRAUX, LE 14 MAI 2004 - Joël-Denis Bellavance (La Presse) rapporte que le gouvernement Martin a
réquisitionné les services de la fonction publique afin d'aider le Parti libéral à rédiger son programme électoral en prévision des
élections qui devraient avoir lieu le 28 juin. Il y a deux mois, le premier ministre Paul Martin a demandé à tous ses ministres de
faire un grand brassage d'idées dans chacun des ministères et de lui soumettre dans un délai de deux semaines un certain nombre de
propositions chiffrées dans un document d'une dizaine de pages.
Sous le couvert de l'anonymat, des fonctionnaires de quatre ministères ont affirmé hier à La Presse que cette manoeuvre visait à permettre
aux collaborateurs de M. Martin et aux dirigeants du Parti libéral de choisir les propositions les plus alléchantes pour les inclure dans
le programme électoral. « Le but de cet exercice était assez évident. Il fallait soumettre un certain nombre d'idées et les coûts
rattachés à leur mise en oeuvre pour permettre aux responsables du Parti libéral de prendre les plus intéressantes », a déclaré un
fonctionnaire qui s'est rapidement élevé contre cette manoeuvre.
Comment peut-on avoir le culot de voter éventuellement pour cette bande de… libéraux aux prochaines élections ? L’ignorance probablement !
D’AUTRES HAUSSES DE TARIFS ? LE 14 MAI 2004 – La PC rapporte que ce n'est plus le gouvernement, mais la Société d'assurance automobile du
Québec (SAAQ) qui déterminera désormais les primes d'assurance que doivent verser les automobilistes. Un projet de loi en ce sens a été
déposé hier à l'Assemblée nationale du Québec par le ministre des Transports du Québec, Yvan Marcoux.
« Le gouvernement prépare le
terrain pour une hausse des primes d'assurance pour tous les automobilistes en 2005», a immédiatement prédit le porte-parole de
l'opposition péquiste, Normand Jutras, député de Drummond. Le projet de loi crée un fonds de l'assurance automobile auquel seront
transférés la majorité des actifs de la SAAQ.
Effectivement, il pourrait s'agir d'une autre astuce par laquelle le gouvernement Charest ajoutera un poids plus lourd au fardeau des
contribuables automobilistes. Pendant ce temps, on repassera pour les véritables baisses d'impôt promises et qui resteront des promesses...
LE DÉMANTÈLEMENT SE POURSUIT, LE 13 MAI 2004 – La députée de Taschereau et porte-parole de l’opposition officielle pour la
Capitale-Nationale, Mme Agnès Maltais, a joint sa voix aux diverses personnalités du monde culturel qui dénoncent l’abolition du poste
de commissaire au Bureau du film de Québec, une décision qui découle directement de compressions budgétaires imposées par les deux
gouvernements. La députée a rappelé que la situation actuelle au Bureau du film de Québec doit être vue comme une conséquence
directe de la décision annoncée par la ministre de la Culture et des Communications, en septembre dernier, d’abolir la Direction générale
de la Capitale nationale à la SODEC.
« Encore une fois, le gouvernement libéral fait la preuve qu’il n’a qu’une vision strictement
comptable du développement de la région de la Capitale-nationale. En voulant économiser quelques milliers de dollars, le gouvernement
Charest met en péril une industrie florissante qui a connu, au cours des dernières années, une croissance impressionnante dans la région.
Il est temps que cesse cette entreprise de démolition », a conclu Mme Maltais.
Les intéressés devraient revenir sur leurs décisions afin que ce poste soit maintenu et ceci, dans l'intérêt du développement économique
et culturel de notre région. À propos, que font les silencieux députés du caucus libéral de la région de la Capitale-Nationale face à
ce démantèlement graduel des leviers de développement de notre région ?
CONFIANCE ET NAÏVETÉ, LE 12 MAI 2004 - Jocelyne Richer (PC) rapporte que Jean Charest fait confiance à Paul Martin pour éliminer le
déséquilibre fiscal, même si son homologue fédéral refuse toujours d'en reconnaître l'existence. Il n'a donc pas l'intention de mettre de
la pression sur M. Martin durant la prochaine campagne électorale, pour le forcer à se commettre davantage sur cette question. Il a fait
valoir que son objectif était de rétablir l'équilibre fiscal entre les deux paliers de gouvernements, et ce, « peu importe la formule
proposée » par Ottawa. Il est donc ouvert à ce que justice soit rendue au Québec via la péréquation, les paiements en argent, le transfert
de points d'impôt, celui de la TPS ou autrement.
C’est pas rassurant, le passé ne peut en rien nous rassurer en ces matières. À voir !
« COLMATAGE », LE 12 MAI 2004 - Raymond Giroux (Le Soleil) remarque que pressés par l'approche des élections, les libéraux de Paul Martin
ont décidé hier de colmater temporairement quelques brèches du régime d'assurance-emploi pour une note variant de 230 à 270 millions $ sur
deux ans, au profit de plus de 100 000 prestataires. Le choix de mesures temporaires au lieu d'une réforme législative permanente découle
de ce que le député libéral de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, Georges Farrah, a décrit en point de presse comme des « guerres
intestines très importantes » au sein de son parti. « Il y en a qui pensent qu'il y a beaucoup trop d'argent dépensé là-dedans », a-t-il
dit en se présentant comme le défenseur des économies régionales. « Il y a des gens dans une autre réalité économique qui disent déjà
payer trop d'assurance-emploi ».
Si certains des collègues libéraux de M. Farrah pensent cela, pourquoi ne proposent-ils pas de réduire les primes d’assurance-emploi afin
d’en éliminer les surplus ? Pourquoi devrait-on continuer à payer pour un service auquel la majorité des cotisants ne semble pas avoir droit
lorsqu'ils deviennent chômeurs ?
COMMANDITES : DOSSIER FERMÉ ! LE 12 MAI 2004 –La PC rapporte que vingt-quatre heures après les arrestations de Charles Guité et de Jean
Brault, les libéraux qui siègent au comité chargé d'enquêter sur le scandale des commandites ont sonné le glas des travaux. La majorité
libérale s'est imposée, hier, pour que le comité cesse de faire comparaître des témoins et rédige un rapport intérimaire résumant les
témoignages entendus au cours des derniers mois. Une tentative de dernière minute du Bloc québécois, qui voulait faire comparaître M.
Chrétien et le premier ministre Paul Martin, aura échoué, leur amendement étant défait une fois de plus par la majorité libérale.
Les québécois oublieront-ils si facilement ? Se laisseront-ils abuser par les manœuvres grossières des libéraux dans ce dossier comme dans
celui de l’assurance-emploi ?
ARRESTATIONS ET ÉLECTIONS, LE 11 MAI 2004 – Pour l’éditorialiste Josée Boileau (Le Devoir), officiellement accusé d'avoir pigé dans la
caisse, non seulement dans le dossier des commandites mais aussi dans celui des armes à feu, l'autre grand scandale de la politique
canadienne, Charles Guité continue de remplir son rôle de bouc émissaire. Cela ne trompera que les partisans libéraux les plus farouches,
pas le reste de l'électorat.
Les électeurs ne sont pas des enfants, et c'est l'erreur que les libéraux de Paul Martin risquent de
commettre en accueillant comme une bénédiction l'arrestation, certes opportune mais non pas salvatrice, de M. Guité et de Jean Brault. Qui
croira que les moins de deux millions de dollars de fraude dont sont accusés MM. Guité et Brault résument à eux seuls l'essence des 250
millions engloutis dans le programme des commandites ? Et puis, le scandale des commandites a pris une autre dimension au Québec. La
manipulation démocratique à laquelle se sont livrés sans remords les libéraux, et qu'ils défendent toujours aujourd'hui, alimente un
ressentiment que l'entourage de M. Martin ne doit pas sous-estimer.
Il n'est quand même pas rien qu'une caisse secrète de 800
millions de dollars ait été destinée à l'unité canadienne, par l'entremise du bureau du premier ministre, sans que nul n'ait de comptes à
rendre (ce fut d'ailleurs la base du programme des commandites). L'amour du pays, ça s'achète de toutes les manières : c'est la seule
donne qui compte pour les libéraux fédéraux au Québec, dès lors réduit à quelque chose comme un petit peuple. Voilà un mépris qui laisse
des traces, et ce n'est pas l'arrestation d'un Chuck Guité, ni de tous les publicitaires véreux de Montréal, qui y changera quoi que ce
soit.
Pour mémoire ! À propos, ne pas oublier les 2 à 3 milliards du scandale du programme des armes à feu, la Loi sur les jeunes contevenants
qu'on nous a rentré dans la gorge, celle sur la clarté référendaire (autre gifle à l'intelligence des québécois). En voulez-vous d'autres ???
BEN VOYONS ! LE 11 MAI 2004 - Robert Dutrisac (Le Devoir) rapporte que le coût du régime public d'assurance-médicaments a augmenté de
12 % à 13 % en 2003-2004, ce qui laisse présager une hausse des primes du régime similaire à l'ajustement de 9 % décrété par le
gouvernement Charest l'an dernier. En clair, la prime devrait passer de 460 $ à un peu plus de 500 $ le 1er juillet prochain.
Le
gouvernement se retrouve dans une situation identique à celle de l'an dernier. Les coûts du régime avait crû de 12 %. La prime était
passée de 422 $ à 460 $, une augmentation de 38 $, ou de 9 %. La différence entre la hausse des coûts de 12 % et celle de la prime de 9 %
s'explique principalement par la croissance des revenus du régime en raison de l'augmentation du nombre de ses adhérents.
Ce n'est
donc pas demain que le gouvernement Charest remplira une promesse libérale de la dernière campagne électorale en matière
d'assurance-médicaments, celle de limiter la hausse de la contribution des assurés à l'augmentation du coût de la vie. Il a également
renoncé pour l'heure à garantir la gratuité des médicaments pour les assistés sociaux, les personnes
âgées de 65 ans ou plus et les plus démunies, celles qui touchent le maximum du supplément de revenu garanti, une autre promesse libérale.
Ben voyons : une de plus, une de moins ! Y'a rien là !
L’ÉTAT WAL-MART, LE 10 MAI 2004 – Pour Michel Venne (Le Devoir), dans les années 1980, on avait associé les volontés de réforme du
gouvernement Bourassa à l'État Provigo (qui remplaçait l'État providence). Aujourd'hui, l'image qui lui vient en tête pour qualifier
le projet de «modernisation» (ou «réingénierie») présenté mercredi par Mme Monique Jérôme-Forget, est celle de l'État Wal-Mart.
Comme pour le champion du commerce de détail, le gouvernement du Québec propose un État axé sur le «service» au citoyen, et ce, «au
meilleur prix chaque jour».
La vision qui surgit entre les lignes des documents disponibles est celle d'un État platement fonctionnel,
une sorte d'entreprise de services publics qui ne véhiculerait aucun projet politique, social, culturel ou même économique. Le
gouvernement veut «recentrer l'État sur ses missions essentielles». Mais la conception du rôle de l'État qui est ici proposée est pour
le moins restrictive. Que reste-il du rôle de l'État dans le développement culturel, le développement social, le développement économique
du pays, le développement des compétences des citoyens ? Que fait-on de son rôle de garant des processus démocratiques, de la sécurité et
de la justice ?
En réalité, le gouvernement est fidèle aux préceptes idéologiques qui l'inspirent et renvoient à la responsabilité
individuelle et aux lois du marché pour gouverner l'évolution de la société. On a dit abondamment que la montagne avait accouché d'une
souris. [Jean Charest] habille son projet d'intentions louables, que personne ne peut contester. Il relègue toutefois l'État à une
fonction instrumentale qui donne l'impression, par la platitude du plan de «modernisation» proposé, d'évacuer la dimension politique de
son action. Ce faisant, c'est pourtant une vision politique très précise non seulement du rôle de l'État mais du fonctionnement d'une
société qu'il impose à ses commettants.
À lire pour nous aider à réaliser ce qui se passe présentement. Réfléchissons ! Ce gouvernement s'amuse à gouverner. Notre nation a
autre chose à faire, doit avoir plus d'ambition, il me semble...
GOUVERNEMENT EN LIGNE, LE 10 MAI 2004 - Michel Corbeil (Le Soleil) écrit qu’en 2008, au Québec, le citoyen « branché » pourra rapatrier son
dossier médical et l'expédier à son nouveau médecin. En fait, il pourra réclamer les informations que l'État possède sur son compte et
les transmettre à qui il veut. Il pourra aussi utiliser son ordinateur « pour questionner le gouvernement et obtenir réponse ». Ces
exemples apparaîtrait dans un rapport que vient tout juste de compléter le député libéral de Verdun, Henri-François Gautrin, sur le
« gouvernement en ligne ». Le document aurait été remis récemment au premier ministre, Jean Charest, qui doit le rendre public d'ici
quelques jours.
Intéressant ! Voici une contribution possiblement significative d’un député que j’ai toujours beaucoup estimé. Un gars sérieux qui aurait
mérité mieux que de rester sur les banquettes arrières de l’Assemblée nationale. Trop compétent probablement pour Jean Charest et ses
sbires…
4 MILLIARDS EN 5 SEMAINES, LE 10 MAI 2004 – La PC rapporte que le gouvernement Martin a dépensé quelque 4 milliards $ de fonds publics en
annonces de toutes sortes au cours des seules cinq dernières semaines [ un autre scandale à l’horizon ? ]. Des fonctionnaires fédéraux
soutiennent qu'une forte activité d'allocation de fonds est normale en période post-budgétaire, mais certaines critiques affirment que
les sommes distribuées ce printemps sont exceptionnellement élevées.
D’autre part, la PC prévoit que le comité des comptes publics
de la Chambre des Communes pourrait recevoir l'ordre de mettre un terme dès demain à ses travaux sur le scandale des commandites.
L'entourage du premier ministre Paul Martin semble vouloir déclencher des élections fédérales très bientôt. Des aspects importants du
scandale des commandites restent à être traités et le seront par l'enquête publique à venir, présidée par le juge John Gomery, mais qui
ne fera rapport que l'année prochaine. Les partis d'opposition accusent Paul Martin de créer un court-circuit sur le processus.
On table manifestement sur la crédulité des gens par les promesses et les annonces, ainsi que sur la courte mémoire de l’électorat, en ce
qui regarde les nombreux scandales qui ont caractérisé ce gouvernement depuis 10 ans.
LIBEREZ-NOUS DES LIBÉRAUX ! LE 9 MAI 2004 - François Cardinal (La Presse)fait écho à une chanson disponible sur le Net et qui lance tout un message :
Libérez-nous des libéraux. À la veille des élections fédérales et au moment où la grogne contre le gouvernement provincial prend de
l'ampleur, le groupe rap Loco Locass jette une chanson dans la mare... Après les syndicats, les artistes se lancent donc dans la mêlée.
Aidés par le groupe d'humoristes Les Zapartistes, les trois membres de Loco Locass ont pondu une chanson engagée et acérée contre les
libéraux provinciaux, qui ne manque évidemment pas d'écorcher les libéraux fédéraux au passage.
« Face à la menace de la braderie,
on brandit le poing de la patrie à la face des bandits », chantent-ils. « On est loin de maître chez nous, maintenant comme jamais, il y a
un traître chez nous. Ça s'entend quand il (Jean Charest) parle comme un derrière de boîte de céréales. »
« Excédé par une année de
réingéniaiserie, Loco Locass lance Libérez-nous des Libéraux. La pièce bénéficie du concours de Jean Charest lui-même, brillamment incarné
par le Zapartiste François Parenteau. Puisque cette chanson doit être gravée dans la mémoire collective, nous la mettons gracieusement à
votre disposition. Vous pouvez la sauvegarder et la brûler (...sur un disque) », peut-on lire sur le site Internet du groupe.
Pour les personnes intéressées, veuillez cliquer sur l'hyperlien suivant : Loco Locass.
ENTERRONS LE POISSON ! LE 8 MAI 2004 - Isabelle Rodrigue, de la PC à Ottawa, écrit qu’il faudra s'armer de patience avant de connaître les
conclusions de la commission d'enquête sur le programme de commandites, qui abordera cependant une vaste série de questions, dont les
liens entre les agences de publicité et le Parti libéral du Canada. Le juge John Gomery, qui présidera l'enquête judiciaire, a pris pour
une première fois la parole publiquement, vendredi, pour expliquer la portée de son mandat, les procédures en place, l'échéancier prévu
et les objectifs visés.
Il s'est engagé à trouver les réponses puisque «la population a le droit de savoir ce qui s'est passé», a
déclaré d'emblée le juge, dans sa déclaration préliminaire. Pour y parvenir, il entend ratisser large en cherchant des explications pour
une série de questions. Ainsi, il n'éludera pas deux questions cruciales au cœur du problème, à savoir s'il y a eu ingérence politique
dans le programme et également si des liens politiques ont pu jouer en faveur de certaines personnes ou compagnies.
Mais en
ratissant large, les travaux du comité prendront du temps. L'échéancier provisoire prévoit le dépôt des recommandations finales en
décembre 2005. Ce temps est nécessaire pour faire le tour de la question de façon sérieuse, a affirmé le juge.
L’art d’enterrer le poisson ! Le chemin est désormais libre pour l’élection fédérale, les libéraux expliqueront qu’avant de conclure à
quelque scandale que ce soit éventuellement relié au PLC, il faudra attendre les résultats de l’enquète. Quand ceux-ci sortiront, les
élections seront derrière eux.
La manœuvre est grossière mais je me demande si les libéraux fédéraux n’en sont pas rendus à pouvoir passer
n’importe quoi à la population, comme Jean Chrétien l’a démontré pendant son « règne ». Comme disait Bernard Landry en commentant
l’élection des libéraux « provinciaux » l’an dernier : le peuple ne se trompe pas, mais il peut être trompé… L’histoire se
répètera-t-elle aux prochaines élections fédérales ??? Pas au Québec, du moins j'espère !
L’ÉTAT DANS L’ÉTAT, LE 8 MAI 2004 - Stéphane Tremblay, en collaboration spéciale pour Le Soleil, écrit que le maire de Sept-îles invite le
pdg d'Hydro-Québec, André Caillé, à venir sur la Côte-Nord expliquer davantage le grand défi énergétique qui attend la société d'État
pour les prochaines années. Le journaliste explique : « C'est qu'une polémique est née depuis que le grand patron d'Hydro-Québec a dit
que l'aluminerie Alouette de Sept-îles était en partie responsable de l'augmentation des tarifs d'électricité au Québec. Le pdg affirme
que l'agrandissement de l'aluminerie fera grimper de 2 % les tarifs énergétiques pour l'ensemble des Québécois. La société d'État dit que,
s'il n'en tenait qu'à elle, il n'y aurait plus de nouvelles alumineries au Québec. Hydro souligne que le coût de production de
l'électricité servant à alimenter les nouvelles usines revient entre 6 à 7 cents le kwh pour être revendu au tarif L, uniformisé aux
grands consommateurs, à 3,7 cents le kwh.
Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la gale, n’est-ce pas ? On voit, par cette déclaration d’André Caillé, qu’Hydro-Québec,
c’est vraiment l’État dans l’État. Il a décidé que s’il n’en tenait qu’à lui, il n’y aurait plus d’aluminium au Québec ? Mais pour qui se
prend-il ? Oui, qu’il aille s’expliquer sur la Côte-Nord plutôt que de pontifier dans sa tour d’ivoire. Qu’il exporte son électricité,
les emplois se créeront ailleurs et on ne sera pas plus avancés…
À propos, avez-vous remarqué que de telles affirmations ne sont
pas possibles sans qu’une région comme la Côte-Nord réagisse ? Dans la région de Portneuf, dans de telles circonstances, personne ne
réagit et d'ailleurs, les leaders de ma région dorment toujours sur le dossier de l’agrandissement de l’aluminerie de Deschambault…
« ÉTARATATINONS ! », LE 5 MAI 2004 - Norman Delisle (PC) rapporte que la fonction publique québécoise comptera 16 000 personnes de moins
d'ici 2013, en vertu de la modernisation de l'État annoncée mercredi par la présidente du Conseil du trésor, la ministre Monique
Jérôme-Forget. Au cours des 10 prochaines années, on prévoit en effet que 32 000 des 74 000 fonctionnaires prendront leur retraite, mais
seulement la moitié d'entre eux, soit 16 000, seront remplacés. La manoeuvre permettra des économies de 700 millions $ sur dix ans,
indique le document rendu public par la ministre Jérôme-Forget. Lentement et sûrement, en respectant les conventions collectives, par
attrition, nous allons réduire la taille de l'État », a dit la ministre Jérôme-Forget. Dans les réseaux de la santé et de l'éducation, les
employés qui partiront à la retraite ne seront pas tous remplacés, mais Québec ne fixe aucune cible de compression dans ces secteurs.
Par ailleurs, le gouvernement entend réexaminer d'ici la fin de son mandat la pertinence de 188 organismes gouvernementaux qu'il a ciblés.
L'État favorisera la contribution du secteur privé par le biais de « partenariats public-privé ». Divers organismes mineurs
disparaîtront. D'autres seront fusionnés, comme la Bibliothèque nationale et les Archives nationales. Enfin, de nouveaux organismes seront
créés, notamment un Directeur des poursuites civiles pour remplacer le Procureur général, un organisme appelé Services Québec pour servir
de guichet unique au citoyen désirant communiquer avec l'État, une Agence du revenu pour collecter l'impôt et un Centre de contrôle
environnemental.
Anticipant des réactions, Mme Jérôme-Forget invite les citoyens à ne pas avoir une réaction disproportionnée face
à cette modernisation. Cette modernisation constituait un des engagements majeurs du gouvernement libéral lors de la dernière campagne
électorale, mais curieusement, l'annonce en a été faite alors que le chef du gouvernement Jean Charest était en tournée à l'étranger, en
Europe, souligne l’article.
Changer le nom de Communication-Québec pour Services Québec ou créer un bureau des musées nationaux sont des mesures loin d’être
révolutionnaires. Ça représente beaucoup de brassage de structures pour des rendements aléatoires, comme dans le domaine de la santé
’ailleurs. On « étaratatine » ! Tout simplement...
VIVE L'AUTOFINANCEMENT ! LE 5 MAI 2004 - Pierre Couture (Le Soleil) soulige que les Québécois devront s'y habituer. Après avoir vu leur facture
d'électricité grimper de 4,4 % cette année, ils devront encaisser une importante augmentation de 5,5 % dès le 1er janvier prochain. D'ici
2011, Hydro-Québec prévoit ainsi des hausses totalisant pas moins de 15,5 %. Des documents déposés devant la Régie de l'énergie dans le
contexte des audiences publiques entourant le projet de centrale au gaz naturel du Suroît montrent que la société d'État entend faire tout,
sauf rire, avec les hausses de tarifs d'électricité au cours des prochaines années. Conséquence : la facture pourrait grimper de près de 8
$ par mois dès le 1er janvier prochain pour une maison moyenne chauffée à l'électricité. Pour l'année 2005, ce sont près de 100 $
supplémentaires que les consommateurs moyens québécois devraient débourser pour s'éclairer et se chauffer.
On voulait du changement, on l'a ! Pendant ce temps, patientez citoyens, citoyennes, les baisses d'impôt viendront un jour mais vous les
aurez déjà plus qu'autofinancées depuis longtemps...
NON À DESCHAMBAULT, LE 4 MAI 2004 - Pierre Couture (Le Soleil) nous apprend aujourd'hui qu'Hydro-Québec s'est engagée hier à livrer les
175 mégawatts (MW) promis à Alcoa pour la modernisation de son aluminerie de Baie-Comeau. En contrepartie, le bloc d'énergie de 500
MW promis pour l'agrandissement de l'usine de Deschambault ne figure pas dans les plans de la société d'État.
Pendant ce temps, les leaders de la région de Portneuf et ses représentants élus dorment toujours. Dors ma région, dors ! Il faut dire
que beaucoup d'entre eux, notamment le préfet et maire de Deschambault, ont les mains liées dans ces circonstances... Vive le développement
régional !
ET ILS DORMENT TOUJOURS, LE 4 MAI 2004 - Michel Corbeil et Éric Moreault (Le Soleil) écrivent que les élus qui dirigent la Ville de Québec
sont estomaqués. Le gouvernement libéral se prépare à accorder des millions de dollars à une multinationale pour investir à Mont-Tremblant
alors que Jean Charest avait lui-même fait avorter un projet au Mont-Sainte-Anne en plaidant que cela ne cadrait pas avec les
interventions que doit effectuer l'État.
C'est une nouvelle parue en fin de semaine dans La Presse qui a suscité les réactions.
Québec et Ottawa accorderaient 75 millions $ à Intrawest pour construire des appartements de luxe destinés aux skieurs du Mont-Tremblant,
dans les Laurentides, au nord de Montréal. L'argent proviendrait du Fonds des infrastructures, financé par les deux paliers de
gouvernement.
« Je trouve ça carrément scandaleux, s'est exclamé Jean-Paul L'Allier hier soir, au conseil municipal. Il faut faire
front commun (à tous les paliers de gouvernement) pour défendre la région. J'ai demandé une réunion avec le caucus libéral régional. Pas
dans un esprit d'affrontement, mais ça fera. »
Pendant ce temps, chez les députés du caucus libéral de la région de la Capitale-Nationale, c’est toujours le silence et l’inaction. C’est
une véritable répétition de ce qui s’est passé il y a un an avec le nouveau gouvernement Charest, les investissements sont dirigés
ailleurs que dans notre région.
PERTE DE TEMPS, LE 4 MAI 2004 - En lettre au Devoir, Carole Mayer, de Montréal, écrit que comme beaucoup de citoyennes du Québec,
sans médecin de famille, elle a fait plusieurs tentatives pour en trouver un ou une, mais au CLSC ou dans les cliniques privées on ne
prend plus de « nouvelle patiente ».
« Quand j'ai un bobo à soigner, je visite les cliniques «sans rendez-vous» du quartier. J'y
suis allée la semaine dernière. Je m'assois dans la salle d'attente, tout de suite on m’apprend que si je choisis le test PAP ThinPrep
dans un laboratoire privé les résultats sont garantis à 90 % et cela coûte 75 $, ou si je le combine avec le test VPH ADN... à 95 $,
alors là, plus de 95 % des lésions précancéreuses et cancéreuses sont détectées. Je choisis le test PAP conventionnel puisque je n'ai pas
les moyens de payer. À la suite de l'examen, le médecin m'avise qu'il serait approprié que je passe une échographie. On me dit : « Pour
l'échographie à l'hôpital, cela prend de trois à quatre mois pour avoir un rendez-vous ou bien on peut vous la faire tout de suite, au
bureau même, pour 100 $. »
« J'en arrive à la conclusion qu'on essaie de me faire comprendre que les services publics sont moins
performants que les services privés et que ceux qui ont de l'argent ont plus facilement accès à des services et, par le fait même, à la
santé. Concrètement, dans ma vie de tous les jours, qu'est-ce que ça va changer tout ce branle-bas de combat en santé ? Est-ce que je
vais être en mesure de me trouver un médecin de famille ? Est-ce que je vais pouvoir avoir accès plus rapidement à des services de
qualité et surtout, gratuits ? Si je n'ai pas d'argent pour payer le coût des médicaments qui augmentent ou la radiographie dont j'ai
besoin, à qui puis-je m'adresser ? »
Une belle illustration de l’absurdité dans laquelle baigne le gouvernement Charest
actuellement, en matière de santé, un gouvernement dogmatique qui essaie de nous faire croire qu’un système mixte public-privé serait
plus performant, et pas plus coûteux. Ce qui est, à sa face même, complètement faux. La coexistence du public et du privé dans un système
de soins finit inévitablement par affaiblir le système public, crée des inégalités d’accès, une médecine à deux vitesses et coûte plus
cher là ou ce genre de formule existe (aux Etats-Unis par exemple). Actuellement, au lieu d’améliorer le système de santé, on brasse les
structures, c’est tout ! Quelle perte de temps ce gouvernement nous fait-il connaître depuis maintenant plus d’un an.
FRASER PERSISTE, LE 4 MAI 2004 – La PC rapporte que les critiques formulées depuis des semaines devant le comité permanent des comptes
publics de la Chambre des communes n'ont en rien modifié les conclusions formulées par la vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser,
dans son rapport sur le scandale des commandites. « Nous avons suivi les témoignages avec un grand intérêt », a déclaré Mme Fraser, qui
témoignait de nouveau devant le comité parlementaire afin de préciser certains points.
« Rien n'a été dit qui pourrait d'une façon
ou d'une autre nous pousser à modifier quoi que ce soit que nous avons dit dans ce rapport», a-t-elle assuré. Alors que l'enquête menée
par le comité en est à son troisième mois, Mme Fraser ne s'est pas contentée de faire des reproches aux témoins. Elle a également montré
du doigt libéraux et conservateurs, les accusant de faire preuve d'une hypocrisie croissante dans le cadre de cette affaire.
La
vérificatrice générale a rappelé aux conservateurs n'avoir jamais dit que 100 millions de dollars avaient été volés -- comme plus d'un
député l'a laissé entendre. Et elle a critiqué les libéraux qui ont tenté de minimiser l'importance de la somme de 100 millions, leur
rappelant avoir trouvé suspect, dans son rapport déposé en février, les 250 millions dépensés dans le cadre du programme fédéral des
commandites.
Espérant qu’on s’en souvienne encore au jour de l’élection...
SUR QUELLE PLANÈTE VIT-IL ? LE 2 MAI 2004 - La PC rapporte que des dizaines de milliers de travailleurs provenant de toutes les régions du
Québec ont profité du traditionnel défilé du 1er mai, hier, pour manifester leur mécontentement contre les politiques imposées par le
gouvernement provincial, pendant que le premier ministre Jean Charest redemandait, de Paris, où il se trouvait, aux syndicats de mettre
de l'eau dans leur vin.
Les principales centrales syndicales avaient convié leurs membres à prendre part à la marche de la fête
internationale des Travailleurs, qui se tient chaque année à Montréal. Les syndiqués de tout le Québec ont répondu massivement à l'appel.
Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont retrouvées dans les rues de Montréal et, selon l'estimation de la Fédération des
travailleurs du Québec (FTQ), la manifestation a rassemblé 100 000 personnes.
Vendredi, quatre des principaux chefs syndicaux ont
rencontré le premier ministre Jean Charest, essentiellement pour faire renaître un dialogue, rompu après les récentes modifications
décidées par le gouvernement, au sujet des lois du travail.
La demande de M. Charest est un peu déroutante dans les circonstances. En effet, qui, depuis un an, a refusé de mettre de l'eau
dans son vin, sinon le gouvernement Charest ??? On se demande parfois sur quelle planète il vit.
RIRAIT-ON DE NOUS ? LE 2 MAI 2004 - La PC rapporte que pour Jean Charest, l'élargissement de l'Europe est une illustration de plus à l'effet que les « grands ensembles » servent
davantage les intérêts du Québec. C'est ce qu'aurait déclaré hier le premier ministre à son arrivée à Paris pour une visite officielle de
quatre jours en France. Inspiré par l'adhésion officielle hier de 10 nouveaux pays à l'Union européenne, qui en compte maintenant 25, le
Jean Charest aurait fait valoir, lors d'un point de presse à la Délégation du Québec, que « la tendance est à la mise en c